La vulve : qu’est-ce que c’est, et comment ça “fonctionne” ?

Aujourd’hui, petit tour du côté de la vulve : cette petite bombe a(na)tomique faite de peau, et de muqueuses (entre autres), et qu’on confond souvent avec le vagin (#erreur). 


Donc, petit point introductif pour mettre les choses en perspective : ce que l’on appelle communèment un “sexe”, c’est en fait tout un ensemble d’organes génitaux internes ET externes, dont le vagin et la vulve (#paspareil). Pour tout capter, dites-vous que le vagin est une sorte de “conduit” qui relie le col de l’utérus à l’extérieur du corps. La vulve, elle, désigne la partie extérieure des organes génitaux, soit différents orifices (mais on y reviendra), les grandes et les petites lèvres, ou encore le clitoris. 


Quoi ? C’est tout ça en même temps, la vulve ? Eh bah oui. Et c’est pas compliqué pour autant, comme on s’apprête à vous le (dé)montrer (héhé). 


Au programme de cet article : tout capter sur la vulve, ses différentes “parties”, et son fonctionnement (#labase); comprendre le lien entre le fonctionnement de la vulve et le plaisir sexuel (#ohoui); apprendre à identifier les différents types d’infections de la vulve, ET à les soigner (#stylé); et last but not least, un petit guide pas déconnant pour apprendre à prendre soin de sa vulve et de son sexe au quotidien. 


Enfin, petit spoiler introductif (de la plus haute importance) : il n’y a pas deux vulves similaires, et aucune vulve n’est “anormale”, “moche” ou “inapte au plaisir”. Alors comptez sur la team Gina pour disséminer dans cet article des petits conseils self-love qui font plaiz’ pour comprendre que tous les sexes sont beaux et que viva la vulva <3. 


Ready ? On y va ! 

 

#1 : What is la vulve ? Comment ça fonctionne, au fait ? 

On l’a vu rapido en intro, donc approfondissons un peu : la vulve, c’est le terme qu’on utilise pour désigner les organes génitaux externes des personnes qui ont un vagin. 


Elle regroupe : 


  • l’orifice vaginal, qui correspond à l’entrée du vagin (tout simplement)
  • l’orifice urétral, aka l’endroit par lequel sort l’urine (#pratique)
  • les grandes lèvres, dont la fonction et de couvrir et protéger les organes génitaux externes (sympa)
  • les petites lèvres, qui servent à couvrir l’ouverture du vagin et l'urètre (dont on vient de parler)
  • le clitoris et son capuchon, qu’on ne présente plus (non ?) = un organe dédié entièrement au plaisir sexuel, “équipé” de plus de 8000 terminaisons nerveuses. Pour être plus précises, ce que l’on voit de l’extérieur est en fait le gland du clitoris (oui, comme le pénis) et sa tige… la plus grosse partie du clito étant à l’intérieur (= jusqu’à 11 centimètres, askip !)
  • sur certains schémas de la vulve, on retrouve également l’hymen (cette petite membrane souple située à l’entrée du vagin) et le périnée (aka plancher pelvien, situé entre la vulve et l’anus), qui est en fait un ensemble de muscles, ligaments et tissus qui soutiennent les organes situés dans le pelvis (#interne), OU ENCORE le mont de Vénus (ce nom trop chouette) qui désigne en fait la partie haute du pubis.

Concernant la diff’ entre le vagin et la vulve (qu’on confond souvent par erreur quand on cherche à désigner les organes génitaux) : les deux n’ont en fait strictement rien à voir (#scoop). Because le vagin est un organe interne et que la vulve désigne l’ensemble des organes génitaux externes comme on l’a vu. Confondre les deux, reviendrait grosso modo à prendre un pénis pour une prostate, pour vous donner une petite idée (oups). 


En revanche, ce qui est clair, c’est que le vagin comme la vulve ont tous les deux un rôle primordial à jouer dans le bon fonctionnement de nos organes génitaux, et dans le plaisir sexuel


Et le plaisir sexuel dans tout ça ? C’est quoi le rapport avec la vulve ? 

La vulve est une partie du corps souvent mal connue ou méconnue. Tant et si bien qu’on peut être blindé·e sans s’en rendre compte de fausses croyances sur son fonctionnement, son rôle, ou ses potentialités orgasmiques. DONC concrètement, que se passe-t-il quand une personne qui a une vulve ressent de l’excitation sexuelle


Déjà, il faut dire que les petites et grandes lèvres sont également ce que l’on appelle des zones érogènes. Non, il n’y a pas que le clito et le vagin qui réagissent à l’excitation ! Les petites et grandes lèvres se gonflent de sang sous l’effet de l’excitation sexuelle et changent de couleur (#magiemagie) ! 


Côté clitoris, même type de réaction : en fait, le clitoris (tout comme le pénis) entre en érection quand on est excité·e. Which means qu’il se gonfle de sang, et qu’il devient donc “plus apparent”, et plus sensible


Enfin, et en parallèle à toutes ces “effusions sanguines” (#lateuf), les glandes de Bartholin, qui sont situées à l’arrière des grandes lèvres, servent à la lubrification : elles fabriquent ce que l’on appelle de la cyprine, et permettent (pour le dire grossièrement) de mouiller le sexe, (donc la vulve) et ainsi de faciliter la stimulation clitoridienne ou la pénétration vaginale


Last but not least, la vulve peut-être aussi le “théâtre” des “émissions fontaines” (aka le skirting) ou de l’éjaculation : ce sont alors d’autres glandes qui sont impliquées, aka les glandes de Skène. On les définit comme l’équivalent de la prostate chez l’homme : elles permettent de libérer l’éjaculat “féminin” via le méat urinaire (ou orifice urétral, TMTC). Plaisir showers ! ;) 


Tant de bonnes raisons d’apprendre à bien connaître son sexe, pour mieux s’adonner aux joies de la masturbation ou du plaisir à plusieurs (enfin, si vous voulez !). 


Comment savoir si ma vulve est “normale” ? 

Question parfois intrinsèquement liée à celle du plaisir sexuel : comprendre que tous les corps sont beaux, qu’il n’y a pas de modèle de “corps normal”, et qu’il y a peu près autant de physionomies de vulves que de grains de riz dans une rizière (c’est dire). 


Le problème ? L’industrie du porno (entre autres), et les représentations des femmes et de leurs vulves que l’on trouve dans la littérature médicale par exemple, sont loin d’être représentatives de la grande diversité d’apparence de nos sexes. On veut dire par là que si vous tapez “vulve” sur Internet ou que vous regardez des films à caractère pornographique, vous finirez sans doute par penser qu’une vulve c’est mignon, c’est tout rose, c’est pas poilu, et c’est parfaitement symétrique. ERREUR. 


Of course, ce “type” de vulve existe, mais il est loin d’être ce qu’on pourrait appeler une norme. Plutôt un diktat de beauté / un standard qui fout masse complexes à tous·tEs les autres. Un peu comme pour les seins finalement : toujours représentés ronds, fermes, et bien bombés… alors qu’en réalité, les petites poitrines, les grosses poitrines, les tombantes, ou encore les asymétriques sont bien plus courantes (eh oui !). 


Du coup, pour faire le point (#selflove) : toutes les vulves sont normales ! On peut avoir des petites lèvres qui sont en fait plus grandes… que les grandes. On peut avoir des lèvres asymétriques, qui ressortent plus d’un côté que d’un autre. De même, la couleur des lèvres et de la vulve peut varier du rose, au marron, en passant par des teintes plus violacées. On trouve ça poétique, pas vous ? <3 



#2 : Les joies d’en bas : infections de la vulve, qu’est-ce que c’est, quels symptômes et comment les soigner ? 

Aaaaaah les petits désagréments, infections, champignons, et autres pertes chelou. Here comes le moment moins fun de cet article = le moment où la vulve peut faire mal. 


Pour tout capter, dites-vous qu’il existe plusieurs types d’infections de la vulve (le plus souvent liées à des infections vaginales de manière plus globale #floreintimeenrouelibre). La plupart d’entre elles sont parfaitement bénignes et se soignent très bien. C’est juste pas très agréable à vivre, on n’va pas se mentir ! Petit tour d’horizons des désagréments potentiels et des solutions pour leur dire ciao-bye : 


  • La vulvite est le terme qu’on utilise pour désigner une inflammation de la vulve (parfaitement bénigne, on respire). Concrètement, elle peut être causée par plusieurs facteurs, mais on sait que l’utilisation de savons agressifs pour le Ph du vagin peut-être à l’origine de cette pathologie. Ses symptômes ? Une vulve enflammée, qui devient rouge, enflée, et douloureuse (#démangeaisons). Bon à savoir aussi : on retrouve souvent une vulvite + une vaginite (bad combo) = c’est ce qu’on appelle une vulvo-vaginite. De manière plus globale, il faut savoir que la vulvite n’est pas une maladie en soi, mais plutôt le symptôme / la conséquence d’autre chose : un déséquilibre de la flore vaginale, une Infection Sexuellement Transmissible, une mycose… Bref : tout ce dont on s’apprête à parler 👇

  • La mycose vaginale est une infection génitale de type non-transmissible qui peut provoquer des démangeaisons au niveau de la vulve (#vénère) et des pertes vaginales inhabituelles (en couleur, et/ou en odeur). Le responsable ? Un champignon nommé Candida Albicans qui vient flinguer l’équilibre du microbiome vaginal (= la flore). Méga relou mais super facile à soigner avec une crème ou un ovule probiotique, les mycoses peuvent aussi revenir régulièrement chez certaines personnes (#mycosesàrépétition). Dans ce cas, on vous recommande de consulter un·e gynéco ! Pour l’éviter (au maximum), RDV dans la partie conseils à la fin de cet article. 

  • La vaginose (ou vaginose bactérienne) ne concerne pas principalement la vulve (tout est dans l’nom), mais provoque, tout comme la mycose, des démangeaisons au niveau de la vulve + des pertes inhabituelles (plus abondantes, et malodorantes). À noter cependant : la vaginose peut être parfaitement asymptomatique chez certaines personnes. Pour tout piger sur la différence entre une vaginose et une vaginite (on sait, c’est compliqué), vous pouvez vous renseigner sur cet article


  • Pendant la période des règles (ou des saignements), il est également possible de ressentir des douleurs au niveau de la vulve. Elles peuvent être liées (souvent !) à une réaction allergique aux serviettes hygiéniques, dont la composition n’est pas adaptée au contact avec la muqueuse vaginale, comme on vous l’explique dans le détail dans cet article ! 

  • Enfin, et bien que ce soit rare, il est également possible de développer un cancer de la vulve. En l’occurrence, et selon le site Gyn&co, le cancer de la vulve est “une tumeur qui prend le plus souvent naissance sur les petites lèvres ou sur la face interne des grandes lèvres.” On le répète (et on respire), ce type de cancer est plutôt rare, mais est assez complexe à diagnostiquer. Pour tout savoir des symptômes les plus courants et des démarches diagnostiques, vous pouvez consulter cet article

Bien sûr, on n’a pas non plus parlé de la chlamydia, ou de l’eczéma qui peuvent aussi occasionnellement provoquer des douleurs ou une inflammation de la vulve (parlez-en à votre médecin ! :)). Mais globalement, retenez bien que : 


  • Si vous avez des démangeaisons au niveau de la vulve, le premier réflexe est d’aller voir votre gynéco pour effectuer un prélèvement “mycobactériologique” = qui permet de déterminer si l’infection est bactérienne ou bien liée à un champignon, ou encore à des irritations, par ex. Dans tous les cas : surtout (surtout !) évitez de gratter (on sait, c’est chaud). Un autre bon réflexe à dégainer solo : courir à la pharmacie la plus proche choper un ovule probiotique

  • Si votre vulve est gonflée, que vous avez une sensation de brûlure, idem = go chez un·e médecin ou un·e gynéco pour déterminer les causes de cette inflammation. La vulve, c’est surtout des muqueuses, alors évidemment c’est sensible et fragile ! Mais ce genre d’aventures gynécologiques (de type pas cool, hein, on sait bien), font partie de la vie, donc pas de quoi stresser. :) 

Enfin, pour identifier les différents types de pertes vaginales et mieux vous y repérer dans ce gros bazar, RDV sur notre article dédié


Allez, on passe à la partie traitement et conseils ? 


#3 : Le petit guide self-care pour prendre soin de sa vulve et de son sexe au quotidien

Maintenant qu’on a bien tout pigé à la vulve, son anatomie, son fonctionnement et ses potentielles problématiques de type relou, on tenait à vous filer deux-trois conseils pour prendre soin de votre vulve et de votre sexe au quotidien : 


  • Première info de la plus haute importance : la vulve est un organe de type sain et clean, qui s’autogère comme un grand. On veut dire par là que le vagin est autonettoyant, et que la première fonction des pertes blanches et de nettoyer et réguler l’équilibre des bactéries de la flore vaginale, rien que pour votre bien #laclasse. 

  • Du coup, ciao les idées qui voudraient nous faire croire que nos sexes ont besoin de savons qui sentent bon, de lingettes parfumées, ou de douches vaginales : tous ces produits et pratiques sont en fait extrêmement mauvais pour l’équilibre du microbiome vaginal. Pour la toilette intime, on passe un peu d’eau chaude sur la vulve (ou avec un savon adapté si on veut) et c’est tout. 

  • Côté épilation, on a vu qu’une épilation intégrale des lèvres peut provoquer des douleurs (#vulvodynie). Évidemment, le choix du type d’épilation que vous voulez pratiquer vous revient, mais on tenait tout de même à vous dire que les poils, quand on s’y fait, c’est plutôt sympa (finalement), et que PLUS ENCORE un sexe non-épilé de manière intégrale = une meilleure lubrification et moins de risques de contracter des infections (puisque les poils ont pour fonction de défendre la peau et les muqueuses #pratique).

  • Coup classique, mais on vous le rappelle : toujours uriner après un rapport sexuel pour limiter les risques d’infection. Et toujours se protéger avec des préservatifs (qui limitent eux aussi les risques d’infection), chaque fois que c’est nécessaire. 

  • Pour les fringues = on choisit au maximum des sous-vêtements en fibres naturelles pour éviter les irritations. Et surtout, si on a des douleurs au niveau de la vulve, on privilégie les vêtements amples et confo pour éviter de faire pire que bien. 

  • Enfin, côté protections périodiques, on ne vous rappellera jamais assez que le mieux est de choisir des serviettes / tampons / culottes ou coupe menstruelles en matériaux naturels, si possible biologiques, qui sont plus respectueux de votre corps et de la flore vaginale (coucou c’est nous !). 

Pour poursuivre l’aventure (jamais trop de self-care), on vous laisse faire un tour sur notre article dédié à la flore vaginale et à son équilibre ! Take care :) 

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