Syndrome prémenstruel ou grossesse : comment les différencier ?

Des nausées, des fringales, une soudaine « envie de fraises »... les symptômes de début de grossesse, on en a tou•te•s déjà entendu parler. C’est un peu la mauvaise blague quand nos seins gonflent et qu’un•e pote nous demande si on n’attendrait pas un “heureux évènement” (lol). Alors on compte, on vérifie où on est censé•e en être dans son cycle menstruel, et dans le doute, on se dit que ça serait bien possible qu'on soit enceinte… jusqu’au moment où viennent simplement les règles. Tadaaaaa… Eh non, c’était juste le syndrome prémenstruel (aka SPM). Vous savez, c’est celui qui pointe le bout de son nez quelques jours, ou (même) quelques semaines avant les règles. Tout ça pour ça. Chez Gina, on connaît la musique ! Et cet épisode de doute n’est pas une exception. Alors penchons-nous sur THE sujet et parlons du SPM et des symptômes de la grossesse. Faire la différence tôt entre les deux, c’est s’éviter aussi pas mal de stress inutile ! Tout ça, c’est - encore ?! - une histoire d’hormones (eh oui). Le SPM est un symptôme d’une grande quantité d’œstrogènes dans le corps. Et quand le taux d’hormone de la grossesse (BHCG ou parfois juste HCG) grimpe, le corps réagit à peu près de la même manière. SPM et début de grossesse se ressemblent ? C’est normal, les signes sont les mêmes.

Syndrome prémenstruel ou grossesse : comment les différencier ?

  1. Pour commencer, la définition du syndrome prémenstruel (SPM).
  2. Quels sont les symptômes du syndrome prémenstruel ?
  3. Comment faire la différence entre le syndrome prémenstruel et un début de grossesse ?
  4. Quand dois-je consulter ?

1 - Pour commencer, la définition du syndrome prémenstruel (SPM).

Déjà, chacun•e a un SPM différent. Le syndrome prémenstruel a des influences totalement différentes selon les femmes. Il arrive un peu avant le premier jour des règles, et il se directement causé par la montée d’œstrogène dans le corps.


En gros, l’hormone œstrogène c’est un peu le chef d’orchestre du cycle menstruel. Sa variation dans le corps va provoquer l’épaississement de la paroi utérine, l’ovulation, les règles… Mais il y a quelques effets secondaires, et pas chez tout le monde (sorry). La fameuse fringale pré-règles, la nervosité, le stress, le gonflement de la poitrine… ce sont des symptômes de SPM ! Certain•e•s expérimentent le syndrome prémenstruel à chaque cycle, d’autres ne savent même pas ce que c’est (la chance !). Parfois même, il arrive que l’on subisse du SPM après des années et des années de règles sans jamais en avoir entendu parler ! Bref, c’est un peu le bazar. Et c’est normal. En fait, on sait pas (exactement) d’où ça vient. Le corps réagit parfois comme ça #shithappens, et ce n’est pas une maladie non plus. Il existe des remèdes pour apaiser le SPM et mieux le vivre, mais on n’en guérit pas, puisqu’on n’est pas malade !


Combien de femmes sont concernées ? C’est fréquent ? En fait, c’est pas du tout facile à compter. Ça dépend beaucoup de la façon dont les enquêtes sont réalisées. En 2009, une étude française a été publiée dans le Journal of Women’s Health indique que le SPM concernerait 12,2 % des interrogé•e•s. 

2 - Quels sont les symptômes du syndrome prémenstruel ?

Déjà, il faut bien comprendre que le syndrome prémenstruel n’est pas une maladie (on le répète !). MAIS, c’est pas pour autant qu’il faut le négliger ! Dans l’étude qu’on a citée juste avant, 4,1 % des personnes interrogées souffrent d’un SPM sévère, qui affecte la qualité de vie. La seule consolation qu’on a (ouf), c’est qu’on sait que c’est temporaire. 


On peut catégoriser le SPM en deux parties : les symptômes physiques et les symptômes psychiques. Car oui, comme si ça ne suffisait pas, le syndrome prémenstruel joue aussi sur l’humeur. Vous savez, cette petite phase de nervosité où il y a toujours quelqu’un pour nous basher et sortir un « mais t’as tes règles, ou quoi ? ». Les symptômes dont on va parler dans cet article, ce sont ceux qui sont les plus courants et dont témoignent le plus souvent les femmes qui le subissent. Mais vous pouvez aussi le vivre tout autrement, ça dépend ! Il n’y a pas vraiment de liste sur laquelle tout le monde serait d’accord pour l’établissement d’un diagnostic.


Les symptômes physiques du SPM : 

  • Maux de ventre (soucis digestifs ou crampes, parfois du côté de l’utérus),
  • Fatigue,
  • Maux de tête ou migraine,
  • Tension ou douleurs dans les seins,
  • Mains moites,
  • Douleurs aux articulations, aux muscles (comme des courbatures),
  • Acné (Erf…),
  • Fringales ou simple augmentation de l’appétit.

Pour préciser, on appelle la fringale le moment où on a (très) envie de manger quelque chose en particulier. Exemple au hasard, le pot de glace qui traîne au congèle... C’est un peu plus intense que le fait d’avoir juste plus faim que d’habitude. 


Les symptômes psychiques du SPM : 

  • Anxiété,
  • Irritabilité,
  • Sentiment d’insécurité (#freehug), 
  • Déprime, épisodes de larmes, dépression,
  • Envie de solitude,
  • Colère,
  • Confusion,
  • Insomnie ou hypersomnie (quand on dort beaucoup).

3 - Comment faire la différence entre le syndrome prémenstruel et un début de grossesse ? 

Le point en commun entre le SPM et la grossesse : personne ne le vit vraiment (vraiment pas) pareil. Certain•e•s ont des petits symptômes qui chatouillent le quotidien, d’autres sont embêtées pour le travail, le sport, la vie sociale… #cestpasjuste 


C’est plutôt normal de se demander si on ne serait pas enceinte lorsque le SPM est présent  (on y a tou•t•es déjà pensé). Les symptômes se ressemblent beaucoup. Pourtant, quelques subtiles nuances permettent de les distinguer. Et dans tous les cas, en cas de doute… on passe par la case test de grossesse !


Parlons des symptômes qui prêtent à confusion. D’abord la fatigue… ça travaille là-dedans ! SPM et grossesse usent le corps et font qu’il réclame parfois un peu (beaucoup) plus de repos. Côté appétit, c’est tantôt nausée ou fringales (sympa). L’envie de vomir est plutôt attribuée à la montée des hormones HCG. C’est celle que l’on cherche dans les tests de grossesse. Sa présence est un signal fiable pour savoir s’il y a un début de grossesse, car elle témoigne de la formation du placenta. Les nausées apparaissent souvent le matin, parfois avec des bouffées de chaleur aussi (pas de chance), et surtout pendant le 1er trimestre. En ce qui concerne les fringales, les personnes enceintes parlent souvent d’envie irrésistible pour un aliment (parfois qu’on n’aimait pas avant), ou de dégoût total pour certaines odeurs. C’est tout ou rien !


Et si on parlait du soutif ? Les tensions dans les seins sont fréquentes quand on souffre de SPM. Mais s’il faut changer de bonnet et que la forme des mamelons change… y’ a des chances que ce soit plutôt une grossesse ! Le gonflement des seins, c’est grâce aux hormones qui travaillent pour préparer le corps à allaiter. Avoir un peu mal aux seins = SPM, devoir racheter dès soutiens-gorge = grossesse.


Envie de faire pipi ? Aller souvent aux toilettes ne fait pas partie des symptômes de SPM. Voilà un indice de plus ! 


Surtout, la grossesse s’accompagne d’autres symptômes. Aux premières loges, il y a le retard de règles ! Si vous êtes habitué•e au SPM, notez les dates de vos symptômes, ça permet déjà de savoir si c’est régulier ou pas. Si vous êtes plutôt vers la fin du cycle, il y a de bonnes chances que ce soit un SPM plutôt qu’un début de grossesse. On patiente un peu, on ne panique pas ! Côté test de grossesse, on conseille souvent d’attendre le retard des règles pour que ce soit fiable. Mais c’est possible aussi que vous ayez un dérèglement ou des règles irrégulière. On a tout un article sur la durée des règles. Pratique, non ?

Pour plus de détails sur les tests en auto prescription, on peut vous renseigner à la pharmacie en fonction de la date supposée de l’ovulation, des dernières règles, de la date du dernier rapport… Les tests sanguins sont encore plus fiables, mais il faut une prescription médicale. 

4 - Quand dois-je consulter ? 

Si votre SPM vous empêche de mener une vie normale, on vous invite à consulter ! C’est votre choix. Même si le syndrome prémenstruel n’est pas une maladie, ça ne veut pas dire que vous devez subir et souffrir en silence (et puis quoi encore). Le médecin pourra vous aider à mieux comprendre le syndrome, vous conseiller, et éventuellement vous prescrire des médicaments pour que ça se passe mieux. 


Surtout, le médecin (généraliste ou gynécologue) vous oriente au besoin vers des examens supplémentaires si jamais cela dure trop longtemps ou que ça s’aggrave. Les symptômes du SPM ressemblent aussi à ceux de maladie gynécologiques comme l’endométriose. 


Une suspicion de début de grossesse ? On ne traine pas ! Hop, les tests de grossesse en libre service sont accessibles à partir de 8 euros à peu près, selon les pharmacies. Il y en a de plus ou moins modernes, mais ils font tous bien le job de chercher la présence d’hormones HCG. On en trouve aussi au rayon parapharmacie de certaines grandes surfaces, entre les préservatifs et les pansements. En cas de test positif, on consulte le médecin pour confirmer la grossesse grâce à une prise de sang. C’est la prise de sang que l’on estime comme étant LA méthode vraiment fiable, et beaucoup plus précise, pour attester d’une grossesse en cours. 

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