Spotting: explication sur les saignements en dehors des règles

What is zeu spotting ? En gros, c’est un léger saignement vaginal. Ça coule dans la culotte comme pour les règles, sauf qu’on est carrément en dehors de la période attendue. On parle là de petites taches (vraiment petites), que vous pourriez presque ne pas apercevoir si vous portez des vêtements foncés. Globalement le spotting ne comporte aucun danger. Ça peut être un petit signe de dérèglement, un coup de stress ou de fatigue. Le spotting fait partie de nos vies, alors autant l’apprivoiser ! Dans cet article, on vous le présente sous toutes les coutures, on parle de ce qui peut le causer, et de protections hygiéniques.

Définir le spotting, une tâche pas si difficile !

Ça se prononce à l’anglaise, et c’est le terme que l’on voit apparaître de plus en plus souvent quand on aborde les règles. Un “spot”, c’est dans ce contexte un petit point. Rien à voir avec les spots de lumières pour aller danser (sorry). 

Le spotting, c’est littéralement le fait d’avoir des petites taches dans sa culotte. Ces microsaignements ne sont pas tout à fait des règles, mais ça reste des pertes venant du vagin. On parle de spotting quand on se trouve en dehors de la période de règles. C’est pas tout à fait la même chose que des règles très peu abondantes. Il ne faut pas confondre spotting et règles ! Souvent, le sang est plus foncé que pour les règles. Le spotting apparaît un peu aléatoirement, alors que les règles sont en principe régulières. 

Si ça vous arrive et que vous en parlez à un•e pote, il est vraiment possible que ça lui parle ! Le spotting concerne beaucoup de personnes. C’est juste qu’on en parle peu. Après tout, c’est pas pour quelques taches qu’on va en faire un post sur Facebook ! Généralement le spotting n’est pas un signe de maladie. Il vaut quand même mieux noter quand ça arrive dans un coin de sa tête, sur son calendrier, ou dans son appli de suivi de cycle. Quand ça arrive trop souvent, ou que ça devient gênant, une consultation chez un•e professionnel•le de santé vaut toujours le coup !

 

Comme pour les pertes blanches, un protège-slip fait souvent (très très) bien le job pour protéger sa culotte, tant que ça reste des petites quantités de pertes.

 

Quelles sont les causes du spotting ? 

C’est pas parce que ce n’est souvent pas grave qu’on ne veut pas savoir d’où ça vient ! Bien connaître son corps et son fonctionnement, c’est important pour tou•te•s. Ça permet d’être toujours plus serein•e en sachant quand on doit se faire un sang d’encre, ou quand au contraire, on peut se détendre un peu ! Mais on le répète, quel que soit le doute, il vaut toujours mieux en parler à un pro ! Le gynécologue, le médecin généraliste, la sage-femme ou au planning familial… tous peuvent vous répondre ! #allodocteur ?

Parlons maintenant des causes courantes du spotting. Chacun•e est différent, et comme on a tou•te•s des règles différentes, c’est pareil pour le spotting ! Votre cousine a tendance à en avoir en période de stress ? C’est peut-être votre cas, mais pas forcément. 

Les hormones qui font “coucou !”.

Les hormones, c’est la porte d’entrée vers le merveilleux monde de l’endocrinologie, endocrino quoi ? Les hormones actives tellement de mécanismes dans le corps, que quand on en sait un peu plus, pas étonnant que le moindre dérèglement nous impacte autant ! Dans le cycle menstruel, les hormones mènent la danse.

Un spotting ? Vérifiez votre contraception ! Bon si ça arrive une seule fois, c’est sûrement pas grand chose, mais si le spotting se répète, il y a peut-être un traitement à adapter. La contraception hormonale (pilule, DIU ou stérilet, implant, patch…), c’est une dose quotidienne d’hormones que l’on prend pour influencer son cycle. Pour éviter la grossesse, la contraception va faire en sorte qu’il n’y a pas d’ovulation, ou une ovulation de mauvaise qualité. Il est fréquent de changer de contraception au cours de sa vie, pour gérer des effets secondaires, ou simplement par choix. On le répète, votre corps = votre choix.

Dans le cas d’une contraception hormonale, il arrive que la dose prescrite ne vous convienne pas tout à fait. Ça ne remet pas en cause l’efficacité de la contraception, mais ça peut effectivement provoquer du spotting. Si vous prenez une pilule en continu, que vous en changez, ou que vous passez au DIU, c’est un bon terrain pour le spotting ! Ces saignements apparaissent en dehors des règles et peuvent simplement dire que le corps s’adapte à une nouvelle contraception.

Les premières règles et le spotting.

Quand on arrive à l’adolescence, c’est pas rare que l’on conseille d’avoir une protection hygiénique sur soi (#aucazou), même quand on n’a pas encore ses règles. Pourquoi ? Parce que ça peut venir n’importe quand ! Surprise, surprise !

 

D’après l’Institut National d’Études Démographiques, 90 % des personnes ont leurs premières règles entre 11 et 14 ans. C’est presque tout le monde, mais il y a des exceptions ! 

 

Avant que les premières règles n’arrivent, c’est pas rare d’avoir des taches rouges foncées ou marron dans la culotte. Ces petits saignements montrent que c’est pour bientôt (on se prépare !). Pas d’inquiétude, quand c’est vraiment les règles, les symptômes ne trompent pas… 

Et si c’était le signe d’une grossesse ? 

Vous avez déjà entendu parler des “règles anniversaire” ? C’est pas une légende. Même quand on est enceinte, on peut avoir des petites pertes. Ce ne sont pas des règles, mais plutôt du spotting. Les causes sont variées : après un rapport sexuel, pendant la nidation (quand l’œuf s’accroche à la paroi utérine)... Ça concerne environ un quart des personnes enceintes pendant le 1er trimestre de grossesse. Quand ça arrive, une consultation auprès de son gynécologue est indispensable pour déterminer la cause précise, et mettre de côté les risques d’une grossesse extra-utérine. 

Le spotting lié à une maladie gynécologique

Déjà, pas - de - pa - nique. C’est pas parce qu’on parle de maladie que c’est forcément très grave. Le spotting peut être un symptôme. C’est bien de l’identifier et d’en parler. Parmi les maux qui provoquent parfois des petites pertes, il y a les IST (infections sexuellement transmissibles), le fibrome utérin, le polype utérin ou encore l’endométriose. C’est médical et un peu compliqué, alors si le spotting dure dans le temps… on consulte !  

Quand l’heure de la ménopause a sonné

Même les meilleures choses ont une fin. La ménopause, c’est connu pour être la période de la vie où l’on n’a plus ses règles. Le cycle menstruel se met en pause. Elle arrive à partir de 45 ans (ou beaucoup plus tard, ça dépend vraiment des personnes), et c’est un grand moment pour le corps. Il se réhabitue à un nouveau rythme, avec des mouvements hormonaux. Et qui dit changements dans les hormones, dit… possibilité de spotting ! 

Et si c’était le stress ?

Parfois, on a bien envie de dire qu’il a bon dos le stress ! Les évènements de la vie peuvent avoir une influence directe sur le cycle menstruel et provoquer aussi du spotting. Quand on est en jet-lag après un long voyage en avion, ou que l’on traverse une étape compliquée (examens, entretiens d’embauche, déménagement…), le spotting est à ce moment juste un signe de stress comme un autre ! En 2006, un sondage de l’institut TNS Sofres indique que le déménagement est une source d’anxiété pour 76 % des Français. Alors si vous rencontrez des taches dans votre culotte, rouges foncées ou marron, pendant que vous emballez des assiettes… ça arrive !

 

Mon spotting est régulier, dois-je consulter ?

On l’a déjà dit, mais le spotting n’est pas grave en soi. Il peut quand même être le signe que quelque chose d’autre se trame. Lorsqu’il est récurrent, qu’il devient une nouvelle habitude dans votre culotte, c’est le moment de consulter. Il vaut mieux connaître la source des saignements et savoir que ce n’est pas grave, plutôt que de laisser traîner un problème gynécologique ! 

Aussi, quand on est enceinte, c’est bien d’en parler directement pendant le suivi de grossesse. Le spotting arrive, mais il doit être suivi lorsque l’on attend un bébé. Une grossesse amène déjà à se poser beaucoup de questions, tout le temps, alors autant rayer le spotting de la catégorie des risques ! 
 

Quelles protections hygiéniques utiliser en cas de spotting ?

Il faut bien se rappeler que le spotting, ce ne sont pas des règles ! Alors EXIT les tampons. C’est #noway. Les tampons, et c’est valable pour toutes les protections internes, on réserve ça aux règles. Sinon “bonjour” irritations et autres plaisirs de la vie (non).

Pour du spotting et protéger sa culotte des taches, l’idéal est d’avoir une protection externe. Vous pouvez toujours utiliser une serviette si vous en avez envie. Notre chouchou pour le spotting et les pertes blanches, c’est le protège-slip. En gros c’est comme une serviette, mais en beaucoup plus léger. On peut même en porter tous les jours : ni vu ni connu. On les préfère surtout bio. Parce que même si ce n’est pas une protection interne, le protège-slip reste en contact direct avec une partie intime de notre corps. Si on peut éviter de mettre des perturbateurs endocriniens, du chlore, ou des colorants dans sa culotte… c’est toujours ça de pris ! 

 

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