Retour de couches : comment le reconnaître ?

Avoir un enfant, on va pas se mentir, c’est une aventure. Que vous souhaitiez avoir des enfants ou pas (votre choix), on s’est dit qu’il fallait parler du retour de couches. Pourquoi ? Parce que c’est un vrai sujet santé et qu’on n’en parle (pas encore) assez. Le retour de couches sonne l’heure des règles et du cycle menstruel qui reprennent après l’accouchement (eh oui, sorry). Ce n’est pas instantané, et quelle que soit votre situation, il faut au moins plusieurs semaines ou mois. Selon si on allaite ou pas, la période sans règles post-partum est plus ou moins longue. C’est surtout une histoire d’hormones. Car tant que la prolactine est à un taux élevé dans le corps (l’hormone pour la production de lait maternel), alors le cycle menstruel est mis en pause.  

 

Le retour de couches, kézaco Gina ?

Les hormones aux commandes.

“Retour de couches”, c’est le terme qu’on utilise pour parler des premières règles après l’arrivée du bébé. 


Ça désigne non seulement le fait d’avoir ses règles, mais derrière, ça englobe l’idée que le cycle menstruel reprend son cours. En gros, un cycle, ça se compte au premier jour des règles. Mais ça ne veut pas dire pour autant que l’on n’est pas fertile avant ce jour-là. Pour rappel, les règles c’est le moment où l’on évacue l’endomètre quand il n’y a pas eu de fécondation. C’est pour ça qu’il est préconisé de reprendre une contraception avant le retour de couches, et même de la choisir avant l’accouchement lorsqu’on ne souhaite pas retomber enceinte tout de suite. On conseille plutôt le préservatif masculin ou la pilule. Une fois les règles de retour, les choix de contraception s’élargissent.


En résumé, le retour de couches, c’est le retour dans la vie d’avant. Celle où on a ses règles, où les hormones font leur valse pour réguler l’ensemble. Pendant la grossesse, le corps humain produit beaucoup de progestérones et d'oestrogènes. Leurs taux chutent pour laisser la place à une (big) montée de prolactine. Et c’est ce qui rend le retour de couches si particulier. Grâce à elle, du lait maternel est produit, et le cycle sexuel est interrompu. Prolactine = pas de règles.


D’ailleurs, si vous ressentez une déprime ou une irritabilité quelques jours après l’accouchement, c’est sûrement à cause du fait que la quantité d'oestrogènes et progestérone chute d’un coup (et c’est totalement OK). Même si c’est normal de ressentir un baby-blues, restez à l’écoute de votre corps et parlez-en autour de vous pour prévenir l’apparition d’une dépression post-partum - on ne dit pas que c'est régulier, mais ça peut arriver, d'où le fait de s'écouter. À noter que ces syndromes peuvent concerner autant l’homme que la femme (eh oui).

Ne confondez pas retour de couches et lochies !

Dans les 2 cas, ce sont des saignements, mais retour de couches et lochies sont totalement différents. On appelle “lochies” les pertes qui surviennent juste après l’accouchement. C’est le résultat du retour de l’utérus à sa dimension d’avant la grossesse. Il se contracte (#ouille) et expulse au passage des cellules mortes, d’éventuels morceaux de caillots de sang. C’est un phénomène normal de 4 à 5 semaines (#çadepend) et ça n’a aucun rapport avec le fait d’allaiter l’enfant ou non. Les lochies font partie du quotidien de toutes les femmes et personnes qui viennent d’accoucher. On peut même dire qu’il s’agit d’un bon signe, parce que ça signifie que l’utérus se répare après les mois d’aventures qu’il vient de traverser.


Le saviez-vous ?

En France, dès la sortie de la maternité et jusqu’au 12e jour après la naissance, vous pouvez bénéficier d’un suivi par une sage-femme à domicile. Ces consultations sont prises en charge à 100% par l’Assurance Maladie, c’est important de le savoir. Après le 12e jour qui suit l’accouchement, elles sont remboursées à hauteur de 70%. C’est une transition bienvenue pour poser ses questions à un professionnel de santé, au sujet du bébé, de la contraception, du retour de couches, de la rééducation périnéale, pour vous aider en douceur.

Quand est-ce que le retour de couches survient ? 

Un timing qui ne se force pas.


Le retour de couches, c’est propre à chacun•e. On va insister une bonne fois pour toutes, mais il n’y a pas de retour de couche “normal”. Ça n’existe pas, point. L’expérience de votre pote, de votre voisine, ou de votre cousine, peut être totalement différente de la vôtre ! 


Sans allaitement, on parle d’un délai de 6 à 8 semaines environ après l’accouchement.

Avec, il faut attendre jusqu’à 3 mois si le retour de couches n’a pas eu lieu dès la fin de l'allaitement. Et même une fois le retour de couches arrivé, le cycle de la maman met un peu de temps à retrouver une régularité !


Ce sont des moyennes. Ça reste des tendances qu’on voit chez beaucoup de gens, mais ça n’en fait pas une généralité. Si vous avez des doutes, ou si vous vous inquiétez du fait que votre retour de couches n’arrive pas assez vite, vous pouvez en parler à votre médecin pour avoir des examens complémentaires.

Qu’est-ce qui influence le délai avant le retour de couches ?

Déjà, il faut que le corps retrouve son rythme. Remettre les hormones en ordre, relancer le cycle menstruel… ça demande du temps et de l’énergie ! Mine de rien, ce n’est pas anodin non plus. Faisons aussi preuve d’indulgence avec nos corps. Ils méritent bien ça (<3). 


Ensuite, il y a l’allaitement. 

Quel rapport, nous diriez-vous ? En fait, c’est carrément lié. On l’a déjà dit, mais la prolactine a un rôle important à jouer dans l’histoire. Cette hormone commande la production de lait maternel. On l’en remercie !
Mais quand elle est là, les hormones sexuelles que sont la progestérone et les oestrogènes demeurent au plus basses. C’est grâce à elles que le cycle menstruel s’active chez la maman : faire travailler les follicules ovariens, ovuler, créer un nid douillet dans l’utérus, déclencher les règles. 


Quand on n'allaite pas, le corps s’arrête de produire de la prolactine et ça explique le fait que le retour de couches peut être plus rapide (logique). Le sevrage de l’enfant a donc un impact direct sur le retour de couches !

Les symptômes du retour de couches. On t’a reconnu ! 

Les règles, les menstruations, l’écoulement menstruel… peu importe leurs noms, nous ne sommes pas dupes !


Malheureusement, le retour de couches sonne le glas du retour du SPM (syndrome prémenstruel). Quelques semaines avant les règles, quelques jours avant, on ressent une tension dans les seins et une humeur changeante. C’est également une période où l’appétit peut augmenter. Parfois on a des douleurs dans le bas du ventre, ou même des migraines. On ne vit pas tou•te•s le même SPM, et il arrive que certain•e•s n’en entendent jamais parler. (La chance !)


Vous avez arrêté l’allaitement ou n’allaitez pas ? Vous pensez ressentir un syndrome prémenstruel ? Il y a des chances que le retour de couches ne tarde pas. 


Les symptômes des règles ressemblent un peu au SPM. Outre les saignements, on ressent souvent une grosse fatigue. Après tout, il en faut de l’énergie pour tout ça ! Avec le retour de couches, ces premières règles post-accouchement sont souvent plus abondantes que d’ordinaire. Les saignements ont un flux important pour beaucoup de personnes. Pour savoir si c’est anormal au point de s’en inquiéter, vous pouvez utiliser le tableau pour calculer le score de Higham dont on parle ici. Des témoignages évoquent aussi des règles moins douloureuses. Si ce n’est pas votre cas, ce n’est pas une anomalie non plus, hein. Il est plus que probable que les premiers cycles après l’accouchement soient un peu chamboulés. Pour en parler à votre médecin généraliste, votre sage-femme ou votre gynécologue, les applis de suivi de journal de règles aident à y voir plus clair en notant tout ça. Certaines disposent même de fonctions spéciales pour la grossesse et la prise en compte des délais après accouchement.

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