Comment mieux gérer ses règles et son cycle au quotidien ? 

Le petit guide spécial rentrée qui vous met les points sur les règles <3 


Aaaaaah les règles… qu’on les kiffe, qu’on les déteste, qu’on les tolère accepte, ou qu’on les attende pour la toute première fois, une chose est sûre : on doit vivre avec une bonne partie de sa vie (= 6 ans et demi en moyenne, eh oui). Et comme elles reviennent tous les mois (dans la plupart des cas), mieux vaut avoir quelques bonnes astuces sous le coude pour apprendre à mieux vivre avec elles… ou à défaut, ne pas faire pire que bien ! 


Alors c’est décidé : pour la rentrée, Gina met les petits plats dans les grands, et vous offre le super-guide self-care dont vous avez besoin. Which means qu’aujourd’hui, on reprend TOUT (ou presque, hein) par la base : pourquoi les règles peuvent-elles être douloureuses ? Comment notre cycle menstruel impacte-t-il notre moral (#dansleschaussettes) ? Comment vivre sa meilleure vie avec/malgré son Syndrome Prémenstruel, ses douleurs, ses protections périodiques (...) ? 


Et pour toujours plus d’inclusivité, on vous balance nos meilleurs tips et idées pour bien accueillir / gérer vos règles, des bancs du collège à ceux du lycée (#notagirlnotyetawoman), en passant par la vie d’adulte. Anti-tabou, déculpabilisant et bien renseigné, on a pensé cet article comme LE truc à glisser dans votre cartable de rentrée. 


Vous êtes prête ? On vous explique ! 

1) Le cycle menstruel et les règles : gros seum ou grande aventure ? 

Impossible de bien vivre avec ses règles et son cycle sans comprendre comment tout ça fonctionne, obviously. Raison pour laquelle, dans cette première partie, on reprend un peu tout ça par la base (ça n’fait jamais de mal). Si vous voulez passer directement à la partie conseils, RDV en deuxième et troisième section de cet article. En attendant, posons les vraies questions (qui fâchent) ⬇️

Pourquoi mes règles me font-elles (si) mal ? 

Question que se pose à peu près tous les 23 à 35 jours une partie de la team Gina… mais qui, sachez-le ne concerne pas toutes les personnes menstruées ! Néanmoins, il reste important d’en parler dans la mesure où l’on considère qu’environ 70% d’entre nous souffriront de douleurs de règles (qu’on appelle dysménorrhées dans le jargon) au cours de leur vie. Alors pourquoi les règles peuvent-elles être douloureuses ? 


On vous refait le film rapido (#pasltime) pour planter le décor. Les règles, c’est plusieurs choses à la fois : 


  • C’est le premier jour du cycle menstruel, aka le début d’un nouveau cycle (#brandnewme). 

  • C’est un événement parfaitement naturel, et il n’y a pas de tabou à en faire ou de honte à en avoir. Si les règles débarquent, c’est grosso modo parce que l’endomètre (= la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus) se gonfle de sang chaque mois pour préparer l’accueil d’un éventuel embryon (= c’est la nidation). S’il n’y a pas fécondation (= vous n’êtes pas enceint·e), l’endomètre se détache et s’évacue par voie vaginale sous la forme de sang (liquide, caillots, et enfin éventuellement pertes marrons). Voilà ce que sont les règles. Ni plus, ni moins. 

Pas sorcier, hein ? :) 


Maintenant qu’on a dit tout ça, pourquoi les règles font-elles mal à certaines personnes plus que d’autres ? 


Numéro 1 au banc des accusé·es : les prostaglandines (#scrabble). Qu’est-ce que c’est que ce machin ? Tout simplement une substance fabriquée (entre autres) par l’endomètre et qui provoque les contractions utérines qui permettent l’évacuation du sang menstruel. À la base, on est donc sur un truc quand même très pratique et utile pour le corps, mais chez certaines personnes, une grande production de cette substance peut provoquer des crampes (très) intenses, ce qui explique les douleurs menstruelles


Retenez bien que les dysménorrhées ne sont pas une maladie en soi, et que bien qu’elles soient extrêmement désagréables, le mieux est de s’armer de tips pour mieux gérer ces douleurs - sachant qu’elles peuvent apparaître / disparaître au fil des cycles menstruels et de la vie. Mais attention (!) : il faut tout de même bien checker que ces douleurs ne soient justement pas la manifestation d’autre chose, comme l’endométriose (= une maladie chronique et inflammatoire de l’endomètre), ou l’adénomyose (= une endométriose intra-utérine), par exemple. 


À ce sujet et pour refaire le tour du sujet à 360°, on vous remet notre petit guide sur les règles douloureuses et les caillots de sang, par ici, et notre article à base de remèdes de grand-mère et sorcières pour mieux gérer ses douleurs, par là

Comment le cycle menstruel impacte-t-il notre santé mentale et physique ?

Si nos règles nous “occupent” du J1 au J5 (en moyenne) de notre cycle menstruel, ce n’est pas pour autant qu’on est parfaitement tranquille le reste du temps (#çadépendpourqui). Vous nous voyez venir ? Coucou l’acné hormonale, les problèmes gastro-intestinaux, la déprime, les troubles du sommeil ou de l’appétit et autres joyeusetés… aka le maudit fameux Syndrome Prémenstruel (ou SPM, pour les intimes, TMTC). 


Ce qu’il faut savoir à son sujet, c’est qu’il ne s’agit pas d’une maladie mais plutôt d’un Syndrome - dans la mesure où on dispose à date d’un éventail de pas moins de 100 à 300 symptômes différents selon les personnes, et qu’il est encore difficile voire impossible d’expliquer comment ceux-ci fonctionnent ou pourquoi ils nous affectent (si ce n’est qu’ils sont liés, entre autres, aux fluctuations hormonales). Le SPM peut faire son apparition jusqu’à 10 jours avant le début des règles et se poursuivre pendant les deux à trois premiers jours du cycle (#cestcadeau). Pour mieux le comprendre, l’anticiper, et le gérer, RDV sur notre article dédié. 


Bon à savoir aussi : il existe une version hardcore +1000 (on pèse nos mots) du SPM aka le Trouble Dysphorique Prémenstruel (TDPM). Le TDPM est reconnu dans le DSM-5 (= le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) comme un trouble dépressif. Vous pouvez en parler à un·e psychiatre, si vous en ressentez le besoin (ou checker ce compte Insta) ! 

Comment apprendre à mieux connaître et repérer les “temps forts” de son cycle ?  

Rassurez-vous : plus le temps passe, et plus on parle des règles… ce qui nous donne statistiquement beaucoup plus de chances de mieux comprendre comment nos corps fonctionnent. :) 


Et d’ailleurs, que l’on aie 12, 16, 28, 36, ou 52 ans, il y a zéro shame à avoir si vous êtes encore largué·e en ce qui concerne votre cycle menstruel et son fonctionnement. Déjà parce que ça ne fait pas si longtemps qu’on en parle et que ces infos sont accessibles à tous·tes. Ensuite, parce qu’il y a encore plei(iii)n de choses qu’on ne sait pas et que ce parcours d’apprentissage fait partie de la vie (c’est un processus, pas une course, hein !).  


Pour mieux vous renseigner sur le cycle menstruel et son fonctionnement, on vous remet deux contenus ci-dessous :



2) Les premières (années de) règles et comment les gérer, du collège au lycée 

Vous les attendez, vous les redoutez, elles vous ont prises par surprise, ou bien encore elles ne sont (toujours) pas là ? Les premières (années de) règles, c’est en général à la fois un maxi-évènement… et un moment assez perturbant - pour différentes raisons. 


Déjà, parce que la (pré) puberté donne le coup d’envoi d’un méga b****l hormonal, à base d’acné, de seins et de poils qui poussent, de corps qui change et qui grandit (...) et que ça peut effectivement être assez (beaucoup) perturbant (#vécu). 


Mettez là-dessus le fait de se mettre à saigner tous les mois, de devoir comprendre comment les protections périodiques fonctionnent, vivre son premier RDV chez un·e gynéco ou encore commencer à s’intéresser à sa sexualité… et vous tenez le cocktail bien sympathique de votre adolescence (héhé). 


Dis comme ça, ça fait peur, et c’est vrai que c’est pas toujours que du bonheur, mais ce qu’on peut vous dire d’expérience, c’est que la clé pour que ça se passe bien, c’est quand même d’être bien renseigné·e. Donc, que vous soyiez un·e ado en quête de réponses, un papa largué au max, ou une maman volontaire mais pas très bien renseigné·e - les conseils ci-dessous sont pour vous : 


  • Si vos règles débarquent pour la première fois et que vous n’aviez rien prévu (#çaarrive). Dans ce cas, n’hésitez pas à vous adresser à l’infirmerie de votre collège / lycée pour demander des protections périodiques. L’idéal pour commencer : une serviette (assez absorbante, pour éviter les fuites)... ou un tampon, si vous vous en sentez, mais mieux vaut essayer au calme chez vous si c’est votre première fois

  • Si vous avez vos règles en cours ou que vous devez changer de protection périodique en cours de journée - un seul conseil : ne soyez pas (jamais !) embarrassé·e de demander à sortir de classe pour aller aux toilettes (de toute façon, personne ne saura pourquoi vous sortez, hein). Vous pouvez d’ailleurs en parler à un·e ami·e si vous vous sentez à l’aise (puisque vos copines traversent sûrement les mêmes problématiques que vous !). 

  • Pour vous mettre à l’abri des fuites et des tâches qui peuvent être embarrassantes au collège / lycée (même si, on vous le répète : il n’y a pas de honte à avoir, c’est parfaitement normal !), pensez toujours à bien vous équiper et à avoir un peu de protections périodiques d’avance sur vous. Pour être safe et au sec, n’hésitez pas à coupler les protections périodiques en portant par exemple un tampon + une serviette hygiénique. Mais attention : on ne garde jamais son tampon plus de 4 heures (surtout !). 

  • Enfin, pour vivre vos règles à la cool et à la clean ou mieux préparer leur arrivée, on vous recommande notre super kit Premières Règles, made with love et 100% coton bio. À la clé : 22 pages pour tout piger à ses règles et son cycle, et de vraies bonnes infos et idées pour faire la nique aux tabous dès la puberté. Ah et on oubliait : des protections périodiques toutes green et clean, qui font autant de bien à la planète qu’à votre flore vaginale. Ça fait du bien, nan ?  

3) Vivre sa meilleure vie avec ses règles et son cycle à l’âge adulte 

Coucou la vie d’adulte ! Même si on est en principe un peu mieux rodé·e sur le sujet des règles à ces âges-là, il n’en reste pas moins qu’elles peuvent parfois nous surprendre / nous déboussoler / nous compliquer la vie dans des moments de stress. 


Et puisqu’il n’y a pas de meilleur moment que la rentrée pour prendre de bonnes résolutions self-care (si ?), on vous remet nos meilleurs tips pour bien vivre ses règles ci-dessous : 


  • Savoir (à peu près) où vous en êtes dans votre cycle menstruel. Pour ça, rien de mieux qu’un bon vieux carnet (#àlancienne) ou que l’application Clue (mais attention à bien protéger vos données quand vous l’utilisez). De quoi voir venir vos règles, votre SPM, mais aussi connaître vos périodes de fécondité (si ça vous intéresse). 

  • Ne pas vous pousser dans vos retranchements à répétition. Which means que si chaque mois 2 jours avant vos règles vous êtes au bout du rouleau, il vaut peut-être mieux essayer de caser vos RDV importants à un autre moment. Et si vous ne pouvez pas faire autrement : anticipez, mangez bien, dormez bien (et soyez bienveillant·es avec vous-même :)). 



  • Choisir une solution contraceptive adaptée à votre cas / votre rythme de vie / votre corps. Et ça, ça peut passer par : 1/ le choix d’une pilule en continu si vous souhaitez ne plus avoir vos règles; 2/ le choix d’un contraceptif type implant ou stérilet si vous êtes du genre à oublier votre pilule tous les 3 jours; 3/ le choix d’un contraceptif adapté à vos douleurs / maladies éventuelles (par ex, l’équation stérilet au cuivre + endométriose / adénomyose = non #malheureusement). 


Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Toute la team Gina vous souhaite une super (bonne) rentrée, même dans ce contexte un peu particulier. N’oubliez pas de vous kiffer, de vous renseigner, et de bien prendre soin de vous. <3 

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