Comprendre l'impact de la contraception sur les règles

TOP 10 DES QUESTIONS LES PLUS POSÉES À VOTRE GYNÉCO

Petit disclaimer avant de commencer cet article : l’esprit Gina, c’est surtout de vous aider à être bien dans vos baskets. On aimerait que vous preniez la bonne décision pour votre contraception, sans flipper pour les mauvaises raisons, ou vous tromper sur les bonnes. À la fin, le choix, naturellement, vous revient. #oubienparlezenàvotremédecin

La contraception, c’est bien plus que “juste” la pilule ou les capotes. C’est tout un éventail de solutions qui fonctionnent et s’appuient sur des méthodes différentes (hormonales ou “mécaniques”) - et qui ont donc un impact différent sur votre corps et vos menstruations. Alors aujourd’hui, Gina vous aide à mieux comprendre l’impact de la contraception sur vos règles. Toutes solutions confondues. #pasdejaloux·ses

#1 : COMMENT BIEN FAIRE SON CHOIX ?

On se répète mais c’est important de le dire : la contraception et le corps se vivent à échelle individuelle. De la même manière qu’on l’a vu au sujet de la pilule et de la prise de poids, la question est surtout de choisir un contraceptif avec lequel vous vous sentez bien et qui vous convienne (duh). L’impact qu’aura votre contraception sur vos règles a donc évidemment son importance.

D’ailleurs, certaines personnes utilisent un contraceptif davantage par confort que pour contrôler leur fécondité. C’est le cas des sportives de haut-niveau, des personnes atteintes d’endométriose mais aussi de celles qui souhaitent diminuer leurs règles ou carrément les supprimer.

Et si on vous dit tout ça, c’est parce que la raison pour laquelle vous choisissez ou vous dirigez vers une solution contraceptive peut en dire beaucoup sur ce dont vous avez besoin. Allez, maintenant, on déroule.

#2 : MENSTRUATIONS ET CONTRACEPTION : QUELLES SOLUTIONS ET QUELS EFFETS ?

  • Les contraceptifs oestro-progestatifs ou combinés

AKA les pilules combinées (minidosées), le patch et l’anneau.

La contraception oestro-progestative empêche l’ovulation en provoquant - notamment - l’épaississement de la glaire cervicale qui repousse les spermatozoïdes, et une diminution de l’activité de l’endomètre. Dans tous les cas, ces contraceptifs se prennent sur la formule type 3 semaines + 1 semaine d’arrêt.

Les + : Les règles (qui n’en sont pas vraiment, on y reviendra) sont la plupart du temps moins abondantes et douloureuses. Pour certaines femmes, elles disparaissent même complètement au bout de quelques mois.

Les - : Les règles peuvent devenir irrégulières, particulièrement pendant les premiers mois. Des saignements (spottings) peuvent survenir (#payetalingerie). Concernant la pilule, les prises doivent être régulières, au risque de ne pas vous protéger d’une grossesse (mettez une alarme, et go pour la discipline).

1/ Les contraceptifs progestatifs

AKA les pilules progestatives (microdosées), l’implant, le stérilet hormonal et les injections contraceptives.

Il s’agit de contraceptifs sans oestrogène qui diffusent un progestatif (de synthèse) dans le corps pour empêcher ou bloquer l’ovulation. Les systèmes de prise varient selon les solutions (tous les 3 mois pour les injections, pilules en continu ou discontinu, par exemple).

Les + : Les règles sont la plupart du temps moins abondantes ou douloureuses. Elles disparaissent même souvent au bout de quelques mois (pour 1 femme sur 5 dans le cas du stérilet hormonal !).

Les - : Des saignements entre les règles (spottings) et des cycles irréguliers (bis) pendant les premiers mois de la pose / prise. Concernant la pilule, les prises doivent être régulières, au risque de ne pas vous protéger d’une grossesse. (#discipline)

2/ Les contraceptifs mécaniques ou non-hormonaux

AKA les préservatifs (masculins et féminins), le stérilet au cuivre, le diaphragme.

Tout est dans le titre : ces méthodes contraceptives n’ont pas d’impact sur votre cycle, qui se déroule de manière naturelle. Pour info, c’est le cuivre libéré par le stérilet qui agit sur les spermatozoïdes pour empêcher la fécondation (#spermicide).

Les + : Pas d’hormones = un impact sur votre corps quasi-nul. Vos règles se déroulent normalement, pour le meilleur et pour le pire. Bonus et pas des moindres : les préservatifs (masculins et féminins) sont les seuls contraceptifs qui vous protègent des MST et IST lors d’un rapport sexuel (#sortezcouvert·es).

Les - : Si vos règles sont douloureuses ou abondantes, ces contraceptifs ne viennent pas atténuer la douleur ni leur intensité. Dans le cas du stérilet au cuivre, elles peuvent même provoquer l’effet inverse durant les 3 à 6 premiers mois suivant la pose. À prendre en compte au moment de votre choix, particulièrement si vous souffrez d’endométriose.

3/ La pilule du lendemain

On la connaît (mal) : la pilule du lendemain est un contraceptif que l’on utilise en cas de rapport sexuel non-protégé pour éviter une éventuelle grossesse (attention : elle ne vous protège pas des MST ou IST !). C’est un (seul) comprimé à avaler. Hautement dosé en hormones (progestérone), on le prend dans les 72h suivant le rapport sexuel.

Les + : ça sauve la mise. On va pas s’mentir.

Les - : ça chamboule le cycle. Des saignements (spottings) peuvent survenir dans les jours survenant la prise. Le cycle suivant peut-être retardé ou avancé.

#3 : PETIT DÉTOUR DANS LE DÉTAIL : LES RÈGLES SOUS PILULE

Le saviez-vous ? Quand vous prenez la pilule et que vous saignez, vous n’avez pas vraiment vos règles : c’est en fait une espèce de “saignement placebo” qui vient les remplacer.

Martin Winckler, gynéco-militant-féministe, explique “qu’on a décidé de rythmer artificiellement la prise de la pilule sur un cycle (artificiel) de 28 jours : 21 jours de pilule, 7 jours d’arrêt”. C’est l’arrêt temporaire du médicament qui provoque ce qu’on appelle ces règles artificielles… qu’on devrait donc appeler “saignements” (logique).

Pour lui, ces “fausses règles” n’ont “aucune utilité et sont seulement destinées à “rassurer” les utilisatrices qui craignent d’être enceintes”. Et quand on lit ça on se demande : si ces saignements ne sont pas des règles, en quoi est-ce que l’on devrait se sentir rassurées ?

Alors si vous vous demandez tous les 28 jours (#plusoumoins) quand vos règles se décideront à définitivement disparaître, il se pourrait qu’une pilule en continu soit aussi une solution pour vous. On pose ça là.

#4 : ET SINON, COMMENT FONT LES AUTRES ?

 

Pour vous donner une petite idée des méthodes contraceptives les plus plébiscitées, vous pouvez aussi jeter un oeil à cette étude très détaillée réalisée en France. On y découvre que près de 60% des personnes menstruées utilisent un contraceptif (toutes solutions confondues)... dont les deux plus utilisés sont (sans surprise) la pilule (enfin, les) et le préservatif masculin.

On y apprend aussi que les femmes situées entre 25 et 34 ans, ont davantage tendance à “expérimenter” autour des solutions contraceptives pour trouver celle qui leur convient : changement de pilule, pose d’implant, d’anneau, de stérilet, ou de patchs… l’idée, le rappelle l’étude est pour la majorité d’entre elles (40%) de trouver un contraceptif adapté, avant tout, à leur mode de vie.

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