Tampons et serviettes hygiéniques, danger pour notre santé ?

Avec les scandales autour du syndrome du choc toxique, et la volonté de mieux connaître ce qui entre dans notre vagin (normal), on s’interroge de plus en plus sur la composition des protections hygiéniques ! Finie l’époque où on prenait le premier paquet un peu joli sur le rayon du supermarché. Risques d’irritations, d’allergies, ou de SCT (Syndrome du Choc Toxique menstruel)… quelle que soit la protection utilisée, nous sommes toutes concernées. Chez Gina, faire de la prévention fait aussi partie de notre rôle pour accompagner toutes les femmes pour bien vivre leurs cycles et leurs règles. Alors “exit !” les idées reçues, on décrypte pour vous les dangers des protections intimes.

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@lecul_nu

Quels sont les effets des protections hygiéniques ?

Sur le marché vous trouverez trois principaux types de protections hygiéniques : la serviette, le tampon, et la cup. Les alternatives fleurissent, mais ces trois suscitent bien des questionnements. Pour choisir (ou changer ?) sa protection, Gina éclaire votre lanterne.


Les serviettes hygiéniques

Comme le protège-slip, la serviette est une protection externe qui permet de protéger les vêtements grâce à ses capacités d’absorption étudiées dans ce but. On peut les choisir selon l’importance de son flux (quantité de sang perdu) et de ses besoins pour se sentir au sec.

Les protections hygiéniques comme les serviettes permettent au sang menstruel de s’écouler naturellement pour être simplement absorbé. Les débutantes préfèrent souvent les serviettes pour leurs premiers cycles. On apprend à apprivoiser ses règles, et la simplicité d’utilisation en fait une forme de protection super accessible. Certaines femmes l’adoptent pour toute la vie, chacune fait selon ses préférences !

On aime :

  • Portée à l’intérieur de la culotte, la serviette hygiénique n’est en contact qu’avec les parties externes du sexe féminin.
  • Aucun syndrome de choc toxique n’a été recensé à l’heure actuelle à la suite du port d’une serviette ou d’un protège-slip.

On aime moins :

  • Il faut veiller à changer la serviette régulièrement et selon son flux pour éviter les effets de macérations (glamour) et les taches.
  • Les serviettes et protège-slips peuvent entraîner des irritations ou des intolérances aux composants. En cas de doute… pas de doute ! Il vaut mieux changer de type de protection, ou de marque, au lieu de risquer des rougeurs. Rendez-vous également chez le médecin ou le gynécologue en parallèle pour s’assurer que tout va bien !

Les tampons

Les tampons sont souvent au centre de l’attention lorsque l’on parle du potentiel danger des protections hygiéniques. Aujourd’hui, les notices d’utilisation font de la prévention vers les utilisatrices concernant le syndrome du choc toxique.

Pour être bien posé, le tampon doit être introduit au fond du vagin. Selon son aisance, sa préférence et son expérience, on le choisit avec applicateur ou non. L’usage d’un applicateur avec un tampon avec applicateur n’a pas d’impact sur le risque de SCT. Il y a dans le commerce des tampons de différentes tailles pour s’adapter aux flux menstruels.

On aime :

  • Bien mis, le tampon est très confortable. On l’oublie et on fait du sport comme si de rien n’était. Pratique, efficace, discret… que demande le peuple ?

On aime moins :

  • Le tampon s’oublie… mais pas plus de 3 à 6 heures ! Gardé longtemps, la protection ouvre la voie aux bactéries qui peuvent s’accumuler et créer un risque sanitaire.
  • Le tampon est en contact direct avec vos muqueuses. Un tampon à la composition peu ragoutante (produits chimiques toxiques, matériaux irritants) est déconseillé..

La cup

La cup, ou coupe menstruelle fait partie des tendances qu’on manque difficilement. D’abord achetées par les initiées en recherche de protections réutilisables, la cup se trouve maintenant autant en pharmacie qu’en grande distribution.

La coupe menstruelle prend la forme d’un entonnoir à insérer dans le vagin à la façon d’un tampon. Il suffit de la vider régulièrement et de la faire bouillir à la fin de la période des règles. À chaque femme sa cup ! Pour trouver celle qui convient, les utilisatrices parlent souvent de plusieurs essais (marques, formes…). Les tailles diffèrent selon l’abondance du flux, et si vous avez déjà accouché par voie basse ou non.

On aime :

  • C’est vrai qu’une protection réutilisable est plutôt écolo !
  • En silicone médical, la plupart des cups sont réputées comme étant sans danger.

On aime moins :

  • La coupe menstruelle est une protection hygiénique encore récente, certaines femmes regrettent un manque d’études sur les risques qu’elle pourrait représenter pour la santé.
  • En tant que protection interne, la cup est, elle aussi, concernée par les risques de SCT.

Quelle est la composition des serviettes et des tampons ?

Il faut savoir que pour le territoire européen, il n’existe à l’heure actuelle pas de norme en ce qui concerne la composition des produits de protection intime. C’est nul, nul, nul… on a dit que c’était nul ?

Ceux commercialisés en France doivent répondre à la réglementation définie par la directive sur la sécurité générale des produits (CE) n°2001/95/CE.

L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) a recensé dans un rapport de décembre 2019 les composants déclarés par les fabricants. Même si aucune réglementation n’oblige aujourd’hui à les afficher sur les packaging, on note différents groupes de matières premières :

  • les produits dérivés du bois ayant subi des traitements pour le blanchiment ou la modification de la texture (serviette)
  • les superabsorbants (serviette)
  • les produits dérivés du coton avec traitements chimiques (tampon)
  • les produits synthétiques (serviette et tampon)
  • le silicone médical, ou l’élastomère thermoplastique (cup).

Ce n’est pas parce que des produits contiennent des matériaux synthétiques qu’il est forcément toxiques ! À titre d’exemple, nous nous brossons tous les jours les dents avec une brosse à poils synthétiques, en contact direct avec les muqueuses buccales, sans pour autant craindre le syndrome du choc toxique.

Malheureusement, on regrette une certaine opacité sur plusieurs substances comme les colles, les colorants, ou les parfums. Des recherches réalisées en 2016 (recherche de contamination par l’Institut National de la Consommation et le Service Commun des Laboratoires) à partir des protections hygiéniques sur le marché ont révélé des présences de produits chimiques inattendus. Nous ne ferons pas de cours de chimie ici, mais hormis les produits odorants (parfums), les fabricants concernés par la présence de traces de pesticides, par exemple, ont déclaré qu’elles n’étaient pas intentionnelles. Elles résulteraient plutôt de facteurs environnementaux.

La difficulté d’obtenir une réponse exhaustive encourage les femmes à se diriger vers les labels. Le tampon bio, c’est mieux ! Aller vers des produits qui répondent aux critères des labels “green” est une méthode facile pour faire le tri dans les rayons !

Le SCT, c'est quoi ?

Le SCT, ou Syndrome du Choc Toxique est une affection d’origine bactérienne. Le staphylocoque doré va produire une toxine nocive. Si elle passe en quantité suffisante pour l’organisme alors il peut y avoir un SCT. Il faut aussi, qu’à ce moment, le corps de la femme ne dispose pas assez d’anticorps pour s’en défendre.

Le Centre national de référence (CNR) des staphylocoques (Lyon) a recensé 20 cas de Syndrome du Choc Toxique menstruel en moyenne et par an depuis 2010.

La plupart des femmes sont naturellement porteuses du staphylocoque doré sans que cela ne soit dangereux. Mais le port d’une protection menstruelle interne de façon prolongée, et au-delà de la durée préconisée, peut en provoquer la prolifération et la production de la toxine dangereuse.

Les symptômes du SCT ressemblent à une grippe, mais la femme atteinte peut aussi rapidement perdre connaissance. À ne pas confondre avec le syndrome prémenstruel ! Il est important de consulter le plus rapidement possible si vous pensez en être atteinte.

Même si le syndrome du choc toxique est le risque le plus souvent communiqué auprès du grand public, les protections hygiéniques (internes et externes) peuvent aussi être à l’origine d’irritations, d’allergies, ou d’intolérances à des composants.

Quelles alternatives ?

Si vous craignez le syndrome de choc toxique, vous pouvez vous diriger vers les protections externes (serviettes et protège-slips) pour lesquelles aucun SCT n’a jamais été recensé.

Celles qui ont la fibre écologique peuvent aussi se tourner vers les protections externes lavables (culottes menstruelles) qui ont aussi une très bonne capacité d’absorption. L’éponge menstruelle revient également sur le devant de la scène, mais reste une protection interne, donc à risques également.

Pour s’y retrouver parmi les produits en magasin ou en ligne, les labels permettent de certifier les méthodes de production :

  • Bio : on la connait bien, dans différents domaines, des produits d’hygiène jusqu’à l’alimentation
  • Ecocert : produit issu de l’agriculture biologique et respectant les normes du bio sur tout le processus de production
  • Gots : la référence reconnue mondialement pour le coton bio, une traçabilité sans faille et un suivi des conditions de travail pendant toute la production.

Ça tombe bien, les produits Gina, serviettes hygiéniques bio et tampons bio, sont certifiés Ecocert et Gots !

Pour savoir si les produits que vous utilisez respectent votre flore, consultez les emballages et les notices ! En cas de doute, vous pouvez faire appel aux services consommateurs des fabricants. Surtout, utilisez la protection qui vous va le mieux et en respectant les indications de la notice. C’est le meilleur moyen d’éviter tout danger. Le plus important est d’être à l’aise dans sa culotte ! Et aussi de se laver les mains, AVANT et APRÈS avoir mis une protection hygiénique. Ça aussi, c’est très important, on ne le dira jamais assez.

  • Bio : on la connait bien, dans différents domaines, des produits d’hygiène jusqu’à l’alimentation
  • Ecocert : produit issu de l’agriculture biologique et respectant les normes du bio sur tout le processus de production
  • Gots : la référence reconnue mondialement pour le coton bio, une traçabilité sans faille et un suivi des conditions de travail pendant toute la production.

Ça tombe bien, les produits Gina, du tampon bio avec applicateur ou tampon bio sans applicateur à la serviette hygiénique bio, sont certifiés Ecocert et Gots ! Pour savoir si les produits que vous utilisez respectent votre flore, consultez les emballages et les notices ! En cas de doute, vous pouvez faire appel aux services consommateurs des fabricants. Surtout, utilisez la protection qui vous va le mieux et en respectant les indications de la notice. C’est le meilleur moyen d’éviter tout danger. Le plus important est d’être à l’aise dans sa culotte ! Et aussi de se laver les mains, AVANT et APRÈS avoir mis une protection hygiénique. Ça aussi, c’est très important, on ne le dira jamais assez.

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