Calculer la phase lutéale

La phase lutéale est la deuxième étape du cycle menstruel. Après l’ovulation, le corps se prépare à une éventuelle grossesse et c’est pendant la phase lutéale que ça se passe. Les changements hormonaux, l’augmentation de la température corporelle… on a trouvé la responsable ! Pendant cette période, le métabolisme du corps humain est un peu chamboulé, et surtout, c’est THE moment propice pour le démarrage d’une grossesse. Connaître la durée de sa phase lutéale est un outil pour mieux connaître son corps. Grâce à elle, on peut estimer le moment de l’ovulation (eh oui). On s’explique.

Calculer la phase lutéale : à quoi ça sert, comment le faire… on vous dit tout !

  1. Les phases du cycle menstruel
  2. La phase lutéale : les conséquences sur le cycle menstruel
  3. Le rôle de la phase lutéale dans la fertilité
  4. Comment calculer la phase lutéale ?
  5. Une phase lutéale courte, je fais quoi ?

Les phases du cycle menstruel

Le cycle menstruel commence au premier jour des règles et jusqu’aux règles suivantes. Pendant un cycle, il se passe beaucoup de choses.

D’abord, il y a la phase folliculaire. Les follicules sont en gros des poches par milliers contenues par les ovaires. Ces amas de cellules se développent et expulsent un ovocyte (= devenu ovule) une fois par cycle. En principe, c’est un follicule à la fois qui se met au travail. Chacun son tour ! La phase folliculaire peut changer de durée. La phase lutéale, non, en moyenne de 14 jours, et c’est une durée fixe pour chaque personne.

On a donc la phase folliculaire, l’ovulation, puis la phase lutéale en deuxième partie de cycle menstruel. Pendant celle-ci, le follicule dont on a parlé tout à l’heure se transforme en corps jaune quand il y a eu une fécondation. Grâce à lui, on maintient les hormones oestrogènes et progestérones à un certain niveau. C’est un message pour l’utérus, qui maintient ses muqueuses et assure la nidation (= l’installation de l’œuf fécondé). S’il n’y a pas eu de fécondation, le corps jaune se désagrège. Le niveau des hormones tombe dans les choux, et c’est le déclenchement des règles pour commencer un nouveau cycle.

Ce qui se passe dans la phase lutéale est donc (très) important. Son rôle dans la conception d’un bébé est primordial.

 

La phase lutéale : les conséquences sur le cycle menstruel

La phase lutéale fait entièrement partie du cycle menstruel. Elle intervient après l’ovulation. À ce moment, cela peut avoir des influences sur notre quotidien et sur notre métabolisme.

Le métabolisme, c’est en gros le fait que notre corps a besoin de consommer de l'énergie pour fonctionner. On appelle le métabolisme de base, le simple fait de maintenir son corps en vie : faire circuler le sang en actionnant le cœur, activer la respiration, renouveler les cellules, digérer… quelqu’un•e qui a un haut métabolisme va avoir plus faim que d’autres, mais il va aussi consommer cette énergie. On connaît tous une personne qui a l’air de manger pour quatre et qui ne prend jamais un gramme. Voilà l’explication !  

En phase lutéale, le métabolisme tend à augmenter. C’est pour ça que la température corporelle augmente, et que l’on a tendance à consommer un peu plus pendant cette période. Souvent, le corps réclame même un peu moins de glucides, et plus de lipides. C’est accentué aussi par le fait que l’on constate à ce moment une baisse du taux de sérotonine (“hormone du bonheur”). Ce sont des infos utiles pour les sporti•f•ve•s qui veulent optimiser l’entraînement, ou simplement pour adapter son alimentation pendant les phases du cycle.

 

Le rôle de la phase lutéale dans la fertilité

C’est pendant la phase lutéale que se fait la nidation, ou quand l’œuf fécondé prend ses quartiers dans l’utérus. Le développement du corps jaune dans le follicule ovarien enclenche aussi la sécrétion d’hormones qui préparent le corps et la grossesse. L’oestrogène et la progestérone permettent le développement de la muqueuse utérine dans de bonnes conditions. D’où l’importance de la phase lutéale, et de tout ce qu’il s’y passe dans l’aménagement d’un environnement propice à une grossesse optimale.

Pour concevoir un enfant, on conseille d’avoir un rapport les jours qui précèdent l'ovulation, et jusqu’à 1 jour après. Grosso modo, c’est juste avant la phase lutéale ! Quand il y a des problèmes de fertilité, c’est souvent celle-ci qui est étudiée. Une fois la fécondation réalisée, c’est hyper important que la phase lutéale se passe dans de bonnes conditions pour maintenir l’œuf. Car c’est parfois au moment de la phase lutéale qu’apparaissent par exemple les fausses couches.

 

Comment calculer la phase lutéale ?

Chacun•e est différent•e et la durée d’un cycle peut même évoluer au cours de la vie d’un même individu (impressionnant, non ?). Avec les a priori qui circulent, c’est encore plus important que l’on puisse libérer la parole au sujet des règles, mais aussi du cycle menstruel en général.

Une personne qui a un cycle régulier a la même durée de phase folliculaire et de phase lutéale chaque mois (à peu près). Quand on parle de cycle régulier, il y a une marge de quelques jours, on n’est pas des machines ! Quelqu’un qui a un cycle irrégulier va voir la durée de sa phase folliculaire changer.

Admettons que la phase lutéale est de 14 jours. On soustrait donc cette période pour estimer le moment de l’ovulation. Inversement, pour calculer la durée de la phase lutéale, on prend donc le temps entre l’ovulation et les règles. Ça donne : 

  • Cycle de 28 jours : 28-14 -> ovulation à 14 jours, phase folliculaire de 14 jours, phase lutéale de 14 jours
  • Cycle de 21 jours : 21 - 14 -> ovulation à 7 jours, phase folliculaire de 7 jours, phase lutéale de 14 jours
  • Etc.

Pour connaître le moment de son ovulation, le calcul à partir de la durée de phase lutéale est plus fiable que de supposer le milieu de son cycle. Le fait de dire que l’on ovulerait au milieu d’un cycle de 28 jours, donc à 14 jours, c’est un raccourci.

 

Une phase lutéale courte, je fais quoi ?

C’est pas une vérité générale, mais si vous avez des spottings peu de temps avant vos règles, c’est que vous avez peut-être une phase lutéale courte. Le spotting, c’est un (tout) petit saignement en dehors des règles. Ça peut venir d’un taux de progestérone faible dans le corps, parfois lié à une phase lutéale courte. Le meilleur moyen d’en savoir plus ? Investiguez avec son docteur !

Avoir une phase lutéale courte, ou une ovulation tardive peut mettre le médecin sur la piste d’un SOPK (syndrome des ovaires polykystiques). On peut naturellement avoir un cycle long ou court, et ce n’est pas systématiquement un symptôme. Ça reste important d’en parler à son médecin quand on s’inquiète, ou au moment d’un bilan gynécologique. Le professionnel de santé est en mesure de poser les bonnes questions et de prescrire les examens adaptés. Pour une lecture en plus, on a un article dédié sur les cycles courts et la fécondité.

Le SOPK est malheureusement une des premières sources d’infertilité. C’est une maladie hormonale qui provoque aussi un excès de pilosité (hirsutisme), et parfois du diabète. Il n’y a actuellement pas de traitement pour soigner le syndrome, même si on peut s’occuper des symptômes pour mieux le vivre au quotidien. Contrairement à son petit nom, le syndrome des ovaires polykystiques ne montre pas de kystes. On voit en fait des follicules ovariens plus gros, mais qui n’ont pas terminé leurs développements. L’ovulation ne se passe pas correctement, et c’est à cause d’une trop grosse dose de testostérone dans le corps des femmes. C’est pour ça que le SOPK a un lien direct avec la fertilité.

La phase lutéale est sérieusement étudiée chez les femmes qui ont des difficultés pour procréer. On cherche à savoir si tout se passe bien au moment de la nidation et les semaines qui suivent, et ce qui déclencherait les éventuelles fausses couches. Les tests permettent aussi de connaître vraiment la durée de sa propre phase lutéale. Ça permet ensuite de faire son calcul à chaque cycle. Si vous suivez vos règles avec un calendrier, c’est bien pratique !

Même si l’on a des symptômes qui nous donnent une idée du moment de notre ovulation, ce n’est pas évident de savoir soi-même quand on ovule. Si cette question vous intéresse, que vous cherchez à tomber enceinte, ou que vous avez d’autres symptômes, hop hop, on appelle son médecin ! En pharmacie, on trouve aussi des tests d’ovulation, et des tests pour détecter les meilleures dates pour avoir un rapport quand on cherche à tomber enceinte. Ils se basent notamment sur la température du corps, et l’évolution des taux d’hormones. Ce n’est pas forcément le plus adapté pour votre cas personnel. N’hésitez pas à demander conseil aux pros avant de dépenser des sous !

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