Comment savoir si vous êtes allergique aux serviettes hygiéniques ?

Une allergie aux serviettes hygiéniques ? Et puis quoi encore ? 

 

Eh ben si, ça existe. Pire que ça : ces réactions allergiques de type pas cool qui viennent en rajouter à cette période déjà pleine de rebondissements (on parle des règles, obviously ;)) concerneraient environ 30% des personnes menstruées

Les symptômes les plus courants ? Des démangeaisons, un inconfort, ou une sensation de brûlure au niveau de la vulve ou de l’aine qui peuvent être carrément désagréables, voire source d’inquiétude si vous n’êtes pas bien renseigné·e. 

Alors ni une ni deux, Gina met les pieds dans le plat : quel lien entre les allergies aux serviettes et la composition des protections périodiques non-naturelles (#produitschimiques) ? Comment faire la différence entre une mycose et une allergie aux serviettes hygiéniques ? Comment bien / mieux choisir ses serviettes pour se mettre à l’abri de ce genre de réactions ?  


Concerné·e ou pas, chinez dans cet article les bons conseils et les bonnes infos pour choisir les bons produits et adopter les bons réflexes pour vos prochaines règles. Parce que votre vulve, votre vagin, votre corps méritent le meilleur et le plus sain… et qu’on ne rigole pas avec la santé (#déconnerzéro). 


Vous êtes prête ? On vous explique ! 

 


1. C’est quoi une allergie aux serviettes hygiéniques ? Comment la reconnaître ? 

Comment vous dire que tout est dans le nom ? Une allergie aux serviettes hygiéniques, c’est tout simplement votre corps qui réagit (mal) à une composante (ou plusieurs !) de la serviette hygiénique que vous portez pendant vos règles / saignements. Sachant que ça peut aussi bien vous arriver avec certains protèges-slips, obviously


En cause (entre autres) ? Les matériaux utilisés dans la composition de certaines protections, qui, sous prétexte d’être plus imperméables (= et donc de vous mettre à l’abri des fuites), empêchent, grosso modo, votre sexe de respirer, et favorisent la macération du sang, permettant ainsi la reproduction des bactéries


Expliqué comme ça, ça peut avoir l’air assez obscur mais c’est en fait parfaitement logique. C’est d’ailleurs pour éviter la macération du sang menstruel au contact de cette zone sensible (#muqueuses), qu’on recommande de changer régulièrement de protection périodique. Ce qui ne fait pas pour autant du sang menstruel quelque chose de sale : c’est tout à fait normal (et d’ailleurs, tout se passe souvent bien mieux avec une serviette 100% coton, aka une fibre naturellement respirante). 


L’autre problème, c’est qu’en plus du choix des composants non-naturels utilisés pour garantir à la serviette hygiénique d’être “maxi-absorbante”, certaines marques utilisent également des parfums, (et autres bonus lingettes parfumées) qui sont à l’origine de nombreuses allergies de contact, irritations et sensations de brûlure. 


La faute (entre autres) au tabou des règles et aux fabricants qui voudraient nous faire croire que les règles sont sales et qu’elles nécessitent du coup le recours à des produits parfumés pour être propres / sentir bon / tout au prétexte de type malavisé. Spoiler : c’est faux. Ne serait-ce par que parce que mettre du parfum sur des muqueuses = pas bonne idée (nan mais). 


C’est quoi la différence entre une mycose et une allergie aux serviettes jetables ? 

Les serviettes jetables (ou protèges-slips) provoquent le plus souvent ce que l’on appelle des allergies de contact, comme on l’a vu. Which means que la manière la plus simple de savoir si vous faites une réaction allergique ou si il s’agit d’autre chose, est déjà de voir si il y a un lien entre le moment où vous portez votre protection périodique et le moment où vos démangeaisons / brûlures / sensations d’inconfort commencent à apparaître. Certaines lésions provoquées par ces allergies de contact peuvent apparaître sur la peau, autour du pubis, et se manifester sous la forme de rougeurs. 


Sachant qu’en vérité, une allergie à une serviette hygiénique pourrait tout à fait commencer par des démangeaisons, puis favoriser l’apparition d’une mycose, surtout si vous êtes sujet·te à ce genre d’infections. 


Côté mycose, les signes importants à ne pas louper sont surtout des pertes vaginales qui changent d’aspect, ont une odeur désagréable, et s’accompagnent de démangeaisons et / ou de de douleurs. Sachant, pour rappel, que des pertes “normales” peuvent varier en abondance et en texture tout au long du cycle menstruel et selon les personnes, mais qu’elles sont toujours inodores, translucides, voire blanchâtres ou légèrement jaunes ! 


Le mouv’ le plus évident si vous repérez ces signaux ou si vous vous inquiétez, serait de prendre RDV chez un·e gynéco, ou un·e sage-femme pour un frottis (#checkup). Vous pouvez aussi aller directement chez votre médecin traitant ou en pharmacie pour choper un ovule probiotique, aka un mix probiotiques qui s’insère directement par voie vaginale et qui permet de rééquilibrer la flore (= très pratique en cas de mycoses, du coup). 


Dans tous les cas, si vous êtes du genre à faire des mycoses à répétition, ou que votre flore vaginale (= microbiome vaginal) a tendance à faire le yoyo (#déséquilibre), on ne saurait que trop vous recommander de choisir des protections périodiques adaptées à votre cas (= naturelles au max), qui vous permettent au moins de ne pas faire pire que bien. 


On en parle, juste en dessous  ⬇️


2. Comment se mettre à l’abri des allergies aux serviettes et protections périodiques ? 

Si vous nous avez suivi·e jusqu’ici, vous aurez donc compris que les composantes utilisées dans les serviettes hygiéniques jouent un rôle de taille dans les allergies de contact que vous pouvez avoir quand vous les utilisez (#CQFD). 


La clé donc, comme on l’a vu, est de se tourner vers des alternatives de type naturelles, des protections hygiéniques en coton biologique et certifié, si possible (SVP <3). Ça tombe bien, parce que chez Gina, on a quand même un peu rodé le sujet ces dernières années. 


Nos meilleures astuces et tips routine ? Au final, c’est assez simple : on prend les mêmes, mais en (beaucoup) mieux, et on recommence :


  • Pour les pertes blanches - halte aux idées reçues ! En avoir, c’est tout à fait normal : elles se portent d’ailleurs garant du bon fonctionnement de nos organes génitaux / reproductifs. Inutile donc de porter des protections périodiques à ce moment là : let it flow ! 




  • Il existe également des protections comme la coupe menstruelle (aka cup) fabriquées à partir de matériaux biologiques, des serviettes en coton bio lavables, ou encore la culotte menstruelle, qui peut être fabriquée à partir de matériaux naturels certifiés. Ces dernières peuvent être pratiques pour gérer les spottings, le post-partum, ou les saignements random suite à la prise d’un nouveau contraceptif

  • Enfin, et de manière plus globale, on ne vous le répètera jamais assez, pardon, exit les produits parfumés, types savons, gels, ou lingettes qui ne sont (scoop !) pas du tout adaptés à la “toilette intime”. Exit aussi les douches vaginales (SVP !) : pendant les règles, et côté hygiène menstruelle, on rince chaque jour à l’eau tiède la vulve pour nettoyer les éventuels restes de sang + on nettoie au niveau de l’aine au savon naturel. Go relire notre petit guide self-care des règles pour d’autres conseils. 

Mais du coup, les serviettes ne sont pas safe pour ma santé ? Comment on a pu en arriver là ? 

Pour comprendre, flashback sur les réglementations associées à la composition des produits dits “d’hygiène intime”. On vous la fait courte ? Aucune loi n’oblige les fabricants à révéler la composition de vos serviettes / tampons / protèges-slips. Les cosmétiques : oui. Le coca : aussi. Mais les protections périodiques, non. 


Résultat : impossible de savoir si les serviettes que l’on trouve dans le commerce sont bourrées d’allergènes ou de perturbateurs endocriniens. Mais de nombreux tests réalisés ces dernières années sur des tampons et serviettes de la grande distribution ont pu mettre en lumière la présence de produits inquiétants comme des phtalates, du glyphosate, ou encore de nombreux allergènes connus et interdits dans les cosmétiques, par exemple (parce que mauvais pour la santé, obviously). 


Résultat (épisode 2) : le seul moyen de se mettre à l’abri de ce genre de produits à l’heure actuelle est de choisir des protections périodiques 100% naturelles, et surtout, des protections qui n’ont pas peur d’afficher fièrement leurs composantes, aka des serviettes et des tampons qui n’ont rien à cacher (et encore moins vos règles).


Pour tout revoir et savoir sur le sujet, rendez-vous sur notre ode aux tampons bio article dédié, par ici


3. Bonus : pourquoi c’est encore la faute au·x tabou·s ? 

Minute militante (on ne peut pas s’en empêcher, déso) : si le marché des protections périodiques s’est retrouvé blindé voire saturé de protections “parfumantes”, “qui sentent bon” à base de sang bleu (?) et de petites fleurs fraîches pendant les règles… c’est bien à cause du problème du tabou des règles justement. 


Nul doute que si on ne faisait pas tout un plat du sang menstruel en nous faisant penser que c’est pas normal (on se demande toujours pourquoi !), la plupart d’entre nous seraient déjà au courant qu’en fait le sang menstruel n’est rien de plus... que du sang (duh :)). 


Ce qui requiert effectivement un peu de logistique pour ne pas en mettre partout (héhé) parce que bon, ok : le sang, c’est liquide, et ça tâche... MAIS qu’à part ça, les choses sont plutôt bien faites au naturel pour notre santé puisque le vagin est auto-nettoyant (la classe, quand même !). 


Conclusion : ce qu’on veut chez Gina, c’est de vraies bonnes infos sur nos corps et notre santé, des infos qui ne nous font pas croire qu’ils déraillent quand ils fonctionnent parfaitement bien (en fait). 


Go vivre notre meilleure vie avec des produits pensés pour fonctionner avec nos corps et pas contre eux. :) 

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