L’acné hormonale : c’est quoi et comment (bien) la traiter ?

Le (super) guide pour tout piger à l’acné hormonale (et la traiter)

 

Cet article, on l’a imaginé comme celui qu’on aurait aimé lire à nos 15 / 28 / 34 / 43 ans (OU à tous les moments de la vie, en fait !). Pourquoi on vous dit ça ? Parce que l’acné hormonale n’a PAS d’âge (contrairement à ce qu’on voudrait parfois nous faire croire), et que c’est toujours le bon moment pour commencer à déculpabiliser et prendre soin de soi, de sa peau (... et à se kiffer, avec ou sans acné #magichormones).  

Pour le dire en deux mots ou presque, l’acné hormonale, c’est qui, c’est quoi ? Eh bien comme son nom l’indique, c’est un type d’acné qui est directement lié aux fluctuations des hormones et donc… au cycle menstruel (et tous les évènements qui lui sont liés, comme la contraception, les règles, la grossesse, la (pré)ménopause...). 

 

Elle peut donc concerner toutes les personnes à tous les moments de la vie, et est localisée spécifiquement sur le visage (menton, mâchoire, joues…). Bref, on ne va pas se mentir : l’acné, c’est un peu BEAUCOUP la plaie (sans mauvais jeu de mot). Alors comment on fait ? 

 

Au programme de cet article : vous renseigner vite-fait-bien-fait sur la diff’ entre acné hormonale et acné tout court, savoir reconnaître une poussée d’acné hormonale (pour mieux l’anticiper et la soigner !), ET last but not least : chiner des conseils avisés côté traitements pour mieux prendre soin de votre peau, de vous, et vous sentir bien, boutons ou pas boutons (la base). 

 

Welcome dans ce maxi best-of d’infos et de conseils self-care à imprimer et à coller dans votre salle de bains (enfin, si vous voulez, héhé). On vous montre ? 


     #1 : Qu’est-ce que l’acné hormonale ? 

    Reprenons par la base : l’acné hormonale, c’est donc un certain type d’acné qui dépend… des fluctuations des hormones (sans déc’). Pour bien comprendre, dites-vous que l’acné (de manière générale) peut-être définie comme “une maladie de la peau due à une inflammation des glandes sébacées” (merci Wiki). 

     

    Dans le cas de l’acné hormonale, les boutons qui apparaissent sont le plus souvent kystiques (on en reparlera) = vos pores sont en fait bouchées par un excès de sébum, et par d’autres cellules mortes et débris organiques (sympaaa), qui peuvent provoquer des lésions sur la peau (surtout si vous les touchez #onconnaît). 

     

    OK mais qu’est-ce que ça veut dire concrètement ? Eh bien déjà, que nos hormones ont un impact direct sur l’apparence de notre peau et nos (éventuelles) poussées d’acné… à base de peau niquel juste après les règles (yay), et boutons sur le visage pendant le Syndrome Pré-Menstruel par exemple (tmtc).

     

    MAIS AUSSI qu’il y a plusieurs types d’acné qui peuvent se manifester à l’âge adulte, et que plusieurs facteurs peuvent favoriser son apparition. Which means que pour distinguer l’acné hormonale de l’acné adulte, il faut pouvoir identifier ses particularités : la plus évidente étant l’apparition cyclique de ces poussées de boutons, à des moments particuliers du cycle menstruel / de la vie (règles, pilule, grossesse, pré-ménopause, ménopause etc…). 

     

    En bref : les occas’ pour nos corps de “s’exprimer” à base de grand écart et big-bang hormonal sont nombreuses (oopsie). 

     

    Comment reconnaître une poussée d’acné hormonale ? 

    “Ok mais du coup : c’est de l’acné, de l’acné hormonale ou juste un bouton ?”

    Très bonne question. Car il faut savoir qu’effectivement, les facteurs qui peuvent favoriser une poussée d’acné à l’âge adulte ne manquent pas… et qu’ils ne sont pas forcément hormonaux justement. 

    Au banc des accusés, par exemple : le stress (!), une alimentation trop riche (en sucres raffinés...), la pollution, l’hérédité, le tabac, le soleil, ou encore des produits cosmétiques pas naturels ou pas adaptés à votre type de peau. Ça fait beaucoup, oui ! 

    Donc comment faire pour reconnaître une poussée d’acné hormonale ? Plusieurs paramètres peuvent vous permettre de l’identifier : 

    • La fréquence d’apparition de vos boutons, aka le moment où ils apparaissent. Si il s’agit d’acné hormonale, vos boutons suivent plus ou moins le rythme de votre cycle menstruel = vous avez de grandes chances de les voir débarquer chaque mois au même moment (en plein SPM, par exemple !). Notez également que certaines personnes développent une acné hormonale au moment de la grossesse, ou de l’arrêt de leur pilule. 
    • La localisation de vos boutons, aka l’endroit où ils sont situés. La zone d’apparition de l’acné hormonale est très spécifique et se situe sur le bas de visage (= menton, mâchoire, bas des joues). Pour en savoir plus sur l’origine de vos boutons en fonction de la zone où ils apparaissent, vous pouvez jeter un oeil du côté du face-mapping (= une technique issue de la médecine chinoise qui permet de cartographier l’acné et ses causes en les reliant à différents organes ou problématiques). 
    • L’apparence de vos boutons, aka leur physionomie. En effet, l’acné hormonale se caractérise par des poussées de boutons inflammatoires, et similaires à des kystes, comme on l’a vu. Ces microkystes peuvent s’installer sous la peau, et (ré)apparaître au·x même·s endroit·s à chaque cycle (#paye tes cicatrices). 

      #2 : Acné hormonale : pourquoi ça m’arrive ? Et comment font les autres ? 

       

      C’est quoi la différence avec l’acné adolescente ? 

      Pour mettre la chose en perspective, flashback sur les bancs du collège / lycée : au moment de la puberté, de nombreuses personnes expérimentent leurs premières poussées d’acné. D’ailleurs, on considère que quasiment 70% des jeunes (garçons et filles confondu·es) sont concerné·es par l’acné selon cette étude

      En cause ? Le grand chamboulement des hormones, évidemment - aka, selon Slate, “un pic d'androgènes, à l'origine de la stimulation de sébum et donc de l'apparition des fameux boutons”

      Ce type d’acné, qu’on appelle aussi l’acné adolescente ou juvénile, ne se manifeste pas de la même manière que l’acné hormonale / adulte = ce sont des poussées qui peuvent être tout aussi inflammatoires et douloureuses, qui touchent non seulement le visage, mais aussi les bras, le torse, le dos, les fesses, le ventre; ET qui se présentent plutôt sous la forme de boutons blancs (ou éventuellement enkystés)… #trèsmauvaissouvenirs. 

      Elle disparaît en général à la fin de la puberté (= vers 18-20 ans)… ce qui n’empêche pas l’acné de faire son come back chez certaines personnes (surtout les femmes #pascoolpournous) à l’âge adulte, pour différentes raisons. 

       

      Qui est concerné par l’acné adulte et / ou hormonale ? Est-ce qu’il n’y a que moi ? 

      Spoiler : pas du tout ! De très nombreuses personnes, et surtout les femmes et personnes menstruées comme on l’a vu, sont concernées par l’acné hormonale et/ou adulte. Quelques chiffres pour vous aider à y voir plus clair… et à relativiser (maybe). 

      • Selon la Société Française de Dermatologie, 3,3 millions des personnes concernées et touchées par l’acné ont plus de 15 ans. 
      • 40% des trentenaires et des jeunes quadragénaires font de l’acné… et surtout les femmes, selon la dermatologue et autrice Nina Roos ! 
      • De même, l’International Dermal Institute note que 40 à 55% de la population adulte âgée de 20 à 40 ans présente une peau grasse à tendance acnéique. 
      • Enfin, notez bien que l’acné toucherait environ 25% des femmes âgées de 40 à 49 ans selon cette étude

      … Ou comment vous dire que vous n’êtes pas seul·e (genre : vraiment pas). 

       

      Pour en finir avec les idées reçues concernant l’acné hormonale 

      Maintenant qu’on a vu ce qu’était l’acné hormonale et comment elle pouvait se manifester, on avait aussi envie de vous dire ce que l’acné hormonale N’EST PAS. Pourquoi ? Pour faire la peau aux idées reçues, pour commencer (#nécessaire) : 

      • L’acné n’est pas une maladie incurable, et il est tout à fait possible de s’en sortir. 
      • L’acné hormonale n’est pas un problème d’ados et de très nombreux·ses adultes en font. En fait, avec la pollution, la contraception, l’alimentation industrielle, le boom des sucres raffinés (etc), le nombre d’adultes touchés par l’acné n’a fait qu’augmenter ces dernières années. 
      • L’acné ne dépend pas du type de peau que vous avez. Et il est donc tout à fait possible de faire de l’acné hormonale avec une peau sèche (which means que ce n’est pas parce que vous faites de l’acné hormonale que vous avez une peau grasse, pour info !)
      • L’acné ne débarque certainement PAS suite à un problème d’hygiène. Stop dire aux personnes qui en souffrent qu’elles devraient “mieux se nettoyer la peau”... parce qu’obviously, c’est beaucoup plus compliqué que ça. 

        #3 : Conseils self-care pour acné hormonale : le tuto 

        Petit disclaimer avant de commencer cette section de l’article : si vous souffrez d’acné hormonale et que vous vivez avec depuis quelques semaines / mois / années, il est très probable que vous ayiez déjà passé un certain temps + un certain paquet de tunes dans des rendez-vous chez des spécialistes / dans l’achat de produits cosmétiques / crèmes spécialisées / traitements médicamenteux et on vous en passe. 

        Pourquoi on vous dit ça ? Parce qu’on sait que même si l’acné est un trouble connu et reconnu, il n’y a pas non plus de traitement miracle qui existe sur le marché... et qu’on n’a donc pas envie de faire l’affront de (simplement) vous recommander de bien vous nettoyer le visage au savon si vous avez déjà essayé tous les trucs possibles et imaginables et que rien n’a vraiment marché. 

        Maintenant qu’on a dit tout ça, on ne va certainement pas vous laisser en plan non plus. Du coup, on vous glisse nos plus cool conseils et idées pour prendre soin de vous, et qui sait maybe faire la peau à l’acné (on croise les doigts !) : 

        • Utiliser du rhassoul = une argile volcanique de type bienfaitrice qu’on trouve le plus souvent au Maroc. C’est le truc naturel qu’on kiffe pour le soin de la peau (surtout pour les peaux grasses et les peaux sèches concernées par l’acné) et pour l’élimination des boutons. Notre reco : l’utiliser en exfoliant naturel au quotidien, par exemple après l’étape de démaquillage le soir. Côté préparation, on part sur une cuillère à soupe d’argile pour une cuillère à soupe d’eau tiède. Simple, basique !  
        • Côté huiles essentielles, on en a essayé pas mal et voici nos préf’ - en mode anti-bactériennes, et qui aident à diminuer les inflammations acnéiques : l’huile essentielle de tea-tree, et/ou de manuka. À appliquer de manière localisée (en checkant bien la notice d’utilisation avant !!)
        • Côté beauté / soin / make-up, l’idée si vous voulez camoufler sans provoquer d’infection (ou boucher vos pores en souffrance), est de tout miser sur des cosmétiques aussi na-tu-rels que possibles. Il existe également des produits de beauté qui sont adaptés au cycle menstruel, à découvrir par ici
        • Pour soigner les cicatrices, l’allié naturel incomparable reste l’aloe vera. En tube ou en pot, mais toujours bio, on l’applique sur la cicatrice ou la zone pour un effet apaisant + cicatrisant. 
        • Certains contraceptifs hormonaux (= qui ont un impact sur vos hormones et votre cycle) peuvent être recommandés pour enrayer l’acné hormonale - comme certaines pilules oestroprogestatives (parlez-en à votre gynéco !). 
        • Niveau alimentation, évidemment, le mieux est d’éviter les aliments riches en sucre et les produits laitiers… mais comme d’hab, loin de nous l’idée de vous culpabiliser (#fairedumieuxquonpeut) ! Retrouvez tous nos conseils pour adapter son alimentation à son cycle ! 
        • Last but not least, on sait que le stress et l’anxiété peuvent jouer un rôle dans l’apparition de l’acné hormonale. Pas de miracles, mais une des clés pour enrayer ce trouble peut-être de tout miser sur le self-care, à base de routines bien-être au quotidien comme le yoga / la relaxation / toute autre activité qui vous fait plaiz’ au corps et aux zygomatiques. 

         

        Quels soins mettre en place tout au long du cycle menstruel ? 

        Pour compléter et pour finir, on vous remet ici le déroulé-type de notre épiderme au fil du cycle menstruel, qui fonctionne plus ou moins en 4 phases (du début des règles à la fin du cycle), comme l’expliquent très bien nos potes de Tapage

         

        • Phase 1, la semaine pré-ovulatoire : la peau est (en principe) hydratée et glowy, une crème hydratante de type light suffit. 

        • Phase 2, la semaine ovulatoire : coucou les pores qui sont bien plus visibles ! La peau est moins bien hydratée = on met le paquet sur une crème un peu riche, mais en on évite les masques qui peuvent laisser des résidus dans les pores (et les boucher #boutons)

        • Phase 3, la semaine avant les règles : coucou la peau grasse qui peut partir en live à base de boutons inflammatoires / enkystés. On n’hésite pas à miser sur des sérums anti-imperfections à base de zinc pour lutter contre les infections.

        • Phase 4, la semaine des règles : l’épiderme est en mode fragile et potentiellement asséché. Misez sur la générosité et la fraîcheur, avec des soins hydratants / apaisants (et naturels au max). 

         

        Pour finir, on a envie de vous dire que comme l’a montré le mouvement skin positive, l’un des plus gros enjeux avec l’acné est d’apprendre à vivre avec / à se sentir bien dans sa peau et dans son corps au quotidien (ce post Insta en est un très bon exemple !). Parce que c’est souvent douloureux, et considéré comme inesthétique, on peut vite avoir du mal à se regarder dans le miroir quand on a une poussée d’acné. 

         

        Ce n’est pas facile à vivre (du tout) et on comprend (vraiment), alors on vous envoie tout plein de bonnes ondes et de love, et on tient à vous rappeler que votre acné ne vous définit pas, et qu’à nos yeux, c’est toujours vous la plus belle et la plus cool <3 

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